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Malus auto : combien de temps dure-t-il
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Durée du malus assurance auto : ce que votre assureur ne précise pas toujours

Combien de temps dure un malus assurance auto ? 2 ans, mais avec des subtilités selon le type d'accident. Guide complet : calcul, cas jeune conducteur

Antoine ChevalierAntoine Chevalier 17 min de lecture
FIN DU MALUS AUTO ? LE GOUVERNEMENT PRÉPARE UN GROS CHANGEMENT !

Un malus en assurance auto dure jusqu'à ce que deux années consécutives sans sinistre responsable se soient écoulées depuis la date de l'accident. La disparition est progressive : le coefficient de réduction-majoration (CRM) diminue de 5 % à chaque échéance annuelle sans sinistre, jusqu'à revenir à 1,00 ou en dessous. Un accident totalement responsable fait passer le CRM de 1,00 à 1,25 (Code des assurances, article A. 121-1), et il faut environ 5 ans sans sinistre pour repasser sous le coefficient neutre.

Un malus en assurance auto dure deux années consécutives sans sinistre responsable avant de disparaître : du moins, c'est ce qu'affirment la plupart des fiches pratiques. La réalité est plus nuancée. Le décompte des deux ans part de la date de l'accident, pas de l'échéance du contrat, ce qui peut allonger le délai ressenti. Surtout, la descente du coefficient de réduction-majoration (CRM) est progressive : un conducteur malussé à 1,25 ne revient pas à 1,00 en deux ans. Il lui faut cinq années sans accroc pour repasser sous la barre symbolique du coefficient neutre. Ce guide détaille la mécanique temporelle exacte du malus, chiffre l'impact sur la prime et identifie les leviers pour accélérer le retour au bonus.

En bref

  • Un malus disparaît après 2 ans sans sinistre responsable, mais le CRM ne revient à 1,00 qu'après 5 ans pour un malus à 1,25
  • Le coefficient CRM suit le conducteur à vie : changer de véhicule ou d'assureur ne l'efface pas
  • Un accident 50/50 entraîne une majoration de 12,5 % (CRM × 1,125), deux fois moins lourde qu'un accident totalement responsable
  • Le plafond réglementaire du malus est fixé à 3,50, mais les jeunes conducteurs cumulent malus ET surprime novice
  • Ne pas confondre malus CRM (assurance) et malus CO2 (taxe à l'achat sur les véhicules neufs) : deux dispositifs sans aucun lien

Le système bonus-malus (CRM) : mécanique et cadre réglementaire

Le coefficient de réduction-majoration, abrégé CRM, est la pierre angulaire du système bonus-malus. Chaque conducteur débute avec un CRM de 1,00. À chaque échéance annuelle du contrat, ce coefficient est révisé : il baisse de 5 % (multiplié par 0,95) si aucune responsabilité n'a été engagée dans un accident, ou il augmente en cas de sinistre.

Le cadre réglementaire est posé par l'article A. 121-1 du Code des assurances. Il fixe à la fois la règle de calcul et les plafonds. Le bonus maximal atteignable est de 0,50, soit une réduction de 50 % sur la prime de référence, après 13 années consécutives sans sinistre responsable. Le malus, lui, est plafonné à 3,50 : aucun assureur ne peut appliquer un coefficient supérieur, quel que soit le nombre d'accidents.

Voici l'évolution du coefficient dans les principaux scénarios :

SituationCRMImpact sur la prime de référence
Conducteur sans antécédent (départ)1,00Prime de base
1 an sans sinistre0,95−5 %
1er accident totalement responsable1,25+25 %
Accident 50/50 (responsabilité partagée)1,125+12,5 %
Après 2 ans sans sinistre (depuis CRM 1,25)1,128+12,8 %
Bonus maximum (13 ans sans sinistre)0,50−50 %

Un détail important : le CRM est attaché au conducteur, pas au véhicule. Il vous suit chez tous les assureurs, ce qui est une protection (votre bonus accumulé ne se perd pas) mais aussi une contrainte (votre malus ne disparaît pas en changeant de contrat).

Pour mieux comprendre comment les assureurs évaluent les risques, il est essentiel de connaître les différentes facettes de l'assurance auto.

Qu'est-ce que le coefficient de réduction-majoration (CRM) ?

Le coefficient de réduction-majoration est un multiplicateur appliqué à la prime de référence de votre contrat. Fixé par le Code des assurances (article A. 121-1), il évolue à chaque échéance annuelle en fonction des sinistres déclarés durant les 12 mois précédents. Un CRM de 1,00 correspond à la prime de base. En dessous, vous bénéficiez d'un bonus. Au-dessus, vous subissez un malus. Le calcul est automatique : l'assureur doit l'appliquer et le faire figurer sur votre relevé d'informations.

Comment le CRM est-il révisé chaque année à l'échéance ?

La révision du CRM intervient une fois par an, à la date d'échéance du contrat. L'assureur examine les sinistres survenus pendant les 12 mois précédant l'échéance : et non l'année civile. Un accident survenu en mars 2025 sera donc pris en compte à l'échéance suivante (par exemple en septembre 2025) et impactera le coefficient pendant toute l'année qui suit. La date de l'échéance n'est pas celle du sinistre : ce décalage explique pourquoi un conducteur peut ressentir le poids du malus bien après l'accident.

Quelle est la durée d'un malus en assurance auto ? La règle des 2 ans expliquée

Le malus disparaît après deux années consécutives sans sinistre responsable. Cette règle, issue du Code des assurances, signifie que l'assureur cesse d'appliquer la majoration liée à l'accident une fois ce délai écoulé. Mais le coefficient CRM ne retombe pas à 1,00 du jour au lendemain.

Prenons un conducteur dont le CRM est passé à 1,25 après un accident responsable. La première année sans sinistre, il passe à 1,25 × 0,95 = 1,1875. La deuxième année, il descend à 1,1875 × 0,95 = 1,128. À l'issue des deux ans, le malus est considéré comme effacé au sens réglementaire (source : Crédit Agricole), mais le coefficient reste supérieur à 1,00. Il faudra trois années supplémentaires sans accroc : soit cinq ans au total : pour repasser sous la barre de 1,00 (1,25 × 0,95⁵ = 0,967).

Cette distinction entre « disparition du malus » (fin de la majoration identifiée après 2 ans) et « retour au coefficient 1,00 » (environ 5 ans) est rarement expliquée clairement. Les assureurs communiquent sur les 2 ans, mais votre prime ne retrouvera son niveau d'origine qu'après une trajectoire complète de redescente.

À partir de quelle date commence le décompte des 2 ans ?

Le décompte des deux années démarre à la date du sinistre, pas à la date d'échéance du contrat. Un accident survenu le 15 avril 2025 enclenche un délai qui court jusqu'au 15 avril 2027. Si votre contrat arrive à échéance en janvier 2026, l'assureur vérifiera à cette date si vous avez eu un sinistre dans les 12 mois précédents : et trouvera celui d'avril 2025. Le malus sera donc appliqué sur l'échéance de janvier 2026, puis sur celle de janvier 2027. Ce n'est qu'à l'échéance de janvier 2028 (postérieure au 15 avril 2027) que le malus sera définitivement effacé. Ce décalage peut surprendre un conducteur qui pensait être « libéré » après 24 mois calendaires.

Le malus disparaît-il d'un coup ou progressivement ?

La descente est strictement progressive, par paliers annuels de 5 %. Aucun mécanisme ne permet un effacement brutal du coefficient. Après un accident responsable, le CRM passe à 1,25, puis 1,1875, puis 1,128, puis 1,071, puis 1,018, puis 0,967 : soit 5 paliers annuels pour repasser sous 1,00. Cette progressivité est la même pour tous les conducteurs, quel que soit l'assureur, car elle découle directement du Code des assurances. Seule la constance dans une conduite sans sinistre permet d'enchaîner les réductions annuelles.

Durée du malus par type d'accident : le tableau comparatif

Tous les accidents n'ont pas le même impact sur la durée du malus. La majoration dépend du degré de responsabilité retenu par l'assureur, et le temps nécessaire pour revenir au coefficient de départ varie fortement.

Type d'accidentNouveau CRMImpact sur la primeAnnées pour revenir à CRM ≤ 1,00
Accident totalement responsable1,25+25 %5 ans
Accident 50/50 (responsabilité partagée)1,125+12,5 %3 ans
Deux accidents responsables consécutifs1,5625+56,25 %9 ans
Plafond réglementaire (multi-malus)3,50+250 %26 ans

Le calcul de la durée repose sur la formule : CRM × 0,95ⁿ ≤ 1,00. La différence est frappante entre un accident totalement responsable (5 ans pour s'en remettre) et un accident à responsabilité partagée (3 ans). L'écart de deux années pleines justifie de soigner la déclaration de sinistre et de contester une responsabilité intégrale si les faits sont partagés.

1er accident responsable : malus 1,25, combien de temps ?

Un premier accident totalement responsable fait passer le CRM de 1,00 à 1,25. La redescente complète sous 1,00 nécessite 5 années sans sinistre (1,25 × 0,95⁵ = 0,967). Après 2 ans, le malus est réglementairement effacé, mais le coefficient reste à 1,128 : votre prime demeure majorée de 12,8 %. Ce n'est qu'à la cinquième échéance post-accident que vous retrouvez un coefficient inférieur à 1,00 et donc une prime inférieure à la prime de référence.

Combien de temps dure un malus 50/50 ?

Lorsque les responsabilités sont partagées (50/50), la majoration est de 12,5 % : la moitié de la majoration pleine. Le CRM passe à 1,125. Le retour sous 1,00 demande 3 années sans sinistre (1,125 × 0,95³ = 0,965). C'est deux ans de moins que pour un accident totalement responsable. Ce traitement différencié, prévu par l'article A. 121-1 du Code des assurances, reflète le partage de responsabilité : chaque conducteur supporte la moitié de la majoration.

Multi-malus : y a-t-il un plafond ?

Oui, le plafond réglementaire est fixé à 3,50. Quels que soient le nombre et la gravité des accidents responsables, un assureur ne peut appliquer un coefficient supérieur. Atteindre ce plafond suppose une succession d'accidents graves : par exemple, trois accidents totalement responsables portent le CRM à 1,25³ = 1,953 avant réductions. Pour arriver à 3,50, il faut cumuler les sinistres sans aucune année sans accident pour déclencher les réductions de 5 %. Revenir de 3,50 à 1,00 prendrait théoriquement 26 années sans sinistre. Ce plafond protège les conducteurs les plus accidentogènes d'une prime totalement inaccessible, mais il sanctionne durement sur la durée.

Cas pratique chiffré : un conducteur malussé à 1,25, combien paie-t-il de plus ?

Illustrons l'impact concret d'un malus sur la cotisation. Prenons un conducteur dont la prime annuelle de référence est de 650 € (ordre de grandeur indicatif, les primes réelles variant selon le profil, le véhicule et la zone géographique).

Avant l'accident : CRM à 1,00 → prime de 650 €.

Après un accident totalement responsable : CRM à 1,25 → prime de 650 × 1,25 = 812,50 €. Soit un surcoût annuel de 162,50 €.

Trajectoire de retour année par année :

  • Échéance 1 (post-accident) : CRM 1,25 → 812,50 €
  • Échéance 2 (1 an sans sinistre) : CRM 1,1875 → 771,88 €
  • Échéance 3 (2 ans sans sinistre) : CRM 1,128 → 733,20 € : le malus est réglementairement effacé
  • Échéance 4 (3 ans sans sinistre) : CRM 1,0718 → 696,67 €
  • Échéance 5 (4 ans sans sinistre) : CRM 1,018 → 661,70 €
  • Échéance 6 (5 ans sans sinistre) : CRM 0,967 → 628,55 € : prime enfin inférieure à la prime de référence

Le surcoût cumulé sur 5 ans atteint environ 390 € (différence entre le total des primes payées avec malus et ce qu'aurait coûté une prime stable à 650 €). Ce montant reste indicatif : chaque assureur applique sa propre prime de référence, et certains proposent des protections bonus ou des franchises qui modulent l'impact réel. Calculez précisément votre coefficient pour affiner cette estimation.

Simulation : prime avant et après malus

À titre d'illustration, un conducteur avec une prime de référence de 650 € voit sa cotisation bondir à 812,50 € après un accident responsable. Le surcoût immédiat est de 162,50 € par an. Ce chiffre n'est pas une prédiction : la prime de référence dépend de dizaines de variables propres à chaque contrat. Mais le mécanisme multiplicateur, lui, est universel : 1,25 signifie +25 %, quel que soit le montant de départ.

Trajectoire de retour au CRM 1 année par année

La descente du CRM suit une courbe en 0,95ⁿ. Pour un CRM de départ à 1,25, le passage sous 1,00 intervient après 5 années sans sinistre. Chaque palier annuel réduit la majoration d'environ un cinquième. La première année sans sinistre efface 62,50 € de surcoût, la deuxième 38,68 €, la troisième 36,53 €, la quatrième 34,97 €, la cinquième 33,15 €. Les gains sont dégressifs mais s'additionnent. À l'issue de la cinquième année, le conducteur paie moins qu'avant son accident (628,55 € contre 650 €), ayant enchaîné 5 réductions annuelles de 5 %.

Malus et jeune conducteur : une durée qui peut peser plus lourd

Un jeune conducteur cumule deux pénalités : la surprime novice (imposée par l'assureur la première année, pouvant atteindre +100 % de la prime de référence) et le malus s'il commet un accident. L'addition est sévère.

La surprime est indépendante du CRM. Elle s'applique la première année de souscription et diminue progressivement (généralement de 50 % la deuxième année, puis 25 % la troisième, avant disparition). Si un accident responsable survient pendant cette période, le CRM grimpe à 1,25 et se cumule avec la surprime. Pour un jeune conducteur avec une prime de référence de 800 € et une surprime de 100 %, la première année coûte 1 600 €. Un accident responsable fait passer la prime à 800 × 1,25 × 2 = 2 000 €.

La durée du malus pour un jeune conducteur est la même que pour tout autre assuré : 2 ans sans sinistre pour l'effacement, environ 5 ans pour repasser sous 1,00. Mais l'impact financier est amplifié par la surprime durant les premières années (source : Crédit Agricole).

Combien de temps dure un malus jeune conducteur ?

La durée réglementaire du malus est identique pour un jeune conducteur : 2 ans sans sinistre responsable. Aucune disposition spécifique ne prolonge ce délai. En revanche, la surprime novice se superpose au malus pendant les trois premières années de contrat, ce qui donne l'impression d'une sanction plus longue. Une fois la surprime résorbée (généralement à la troisième échéance), le jeune conducteur ne supporte plus que le malus résiduel lié à son CRM.

La conduite accompagnée (AAC) réduit-elle la durée du malus ?

La conduite accompagnée (AAC) ne réduit pas la durée du malus, mais elle agit en amont : elle permet de démarrer avec un CRM plus favorable. Un conducteur ayant suivi l'AAC voit sa surprime novice plafonnée à 50 % la première année (contre 100 % en l'absence d'AAC), et cette surprime disparaît dès la deuxième année au lieu de la troisième. Surtout, l'AAC réduit statistiquement le risque d'accident durant les premières années de conduite autonome : ce qui diminue la probabilité même de subir un malus. Le bénéfice est donc indirect mais réel : moins d'accidents, donc moins de malus à gérer.

Erreur courante : confondre malus bonus-malus et malus CO2 (écologique)

L'erreur est fréquente : confondre le malus CRM (assurance auto, géré par l'assureur) et le malus CO2 (taxe à l'achat sur les véhicules neufs, perçue par l'État). Ce sont deux mécanismes totalement distincts, sans aucun lien juridique ou financier entre eux.

Le malus CRM est un coefficient appliqué à votre prime d'assurance. Il évolue avec votre sinistralité et ne dépend ni de votre véhicule, ni de ses émissions. Le malus CO2 est une taxe acquittée lors de l'immatriculation d'un véhicule neuf dont les émissions dépassent certains seuils. Il ne concerne ni l'assurance, ni le conducteur, mais uniquement le certificat d'immatriculation du véhicule.

Conséquence pratique : adopter une conduite exemplaire n'effacera jamais un malus CO2, et acheter une voiture électrique ne fera pas disparaître un malus CRM accumulé à la suite d'accidents.

Malus CRM vs malus CO2 : deux dispositifs sans lien entre eux

Le malus CRM (coefficient de réduction-majoration) relève du Code des assurances et concerne votre contrat auto. Le malus CO2 relève du Code des impôts et s'applique au certificat d'immatriculation. Aucune passerelle n'existe entre ces deux dispositifs. Un conducteur au bonus maximal (0,50) n'obtient aucune réduction sur le malus CO2 de son véhicule neuf. Inversement, un conducteur malussé à 3,50 ne paie pas plus de taxe CO2. L'amalgame vient du mot « malus », employé dans les deux cas pour désigner une pénalité.

Le malus CO2 sur véhicule occasion : ce qui change

Les véhicules d'occasion sont en principe exonérés de malus CO2, à l'exception des véhicules importés de l'étranger pour lesquels un malus proportionnel peut s'appliquer selon le barème en vigueur. Le barème du malus CO2 est applicable jusqu'au 31 décembre 2026 (source : impots.gouv.fr). Par ailleurs, le malus au poids (malus masse) a été durci en 2026 : le seuil de déclenchement est désormais abaissé à 1 500 kg (source : Caisse d'Épargne), contre 1 800 kg auparavant. Ce malus masse s'ajoute au malus CO2 pour les véhicules neufs les plus lourds et les plus émetteurs.

Comment accélérer la disparition de son malus : leviers concrets

Le malus se résorbe avec le temps et la discipline. Voici les leviers concrets pour ne pas prolonger la situation inutilement.

  • Conduire sans sinistre responsable : chaque année sans accident enclenche la réduction de 5 %. C'est le seul levier automatique et garanti par le Code des assurances.
  • Conserver votre relevé d'informations : ce document atteste votre CRM. En cas de changement d'assureur, il permet de transférer votre coefficient sans perte ni erreur. Obtenez-le auprès de votre assureur à chaque échéance.
  • Comparer les offres : le CRM est encadré, mais la prime de référence sur laquelle il s'applique varie d'un assureur à l'autre. Un conducteur malussé a intérêt à mettre les devis en concurrence.
  • Ne pas déclarer les très petits sinistres : si le coût de la réparation est proche de la franchise, déclencher un sinistre responsable aggravera votre malus pour un gain financier quasi nul. Cette stratégie doit être pesée avec prudence : la non-déclaration d'un sinistre peut entraîner des sanctions contractuelles si l'assureur l'apprend par un tiers.

En effet, si vous êtes un conducteur malussé, il est d'autant plus avantageux de comparer les garanties et les tarifs en assurance auto pour trouver un contrat adapté.

Le CRM suit-il le conducteur en cas de changement d'assureur ?

Oui, le CRM est personnel et suit le conducteur. Changer d'assureur ne l'efface pas. Lors de la souscription, le nouvel assureur exigera votre relevé d'informations, qui mentionne le coefficient des 5 dernières années. Cette transférabilité est une garantie légale : elle évite qu'un assureur ne retienne un conducteur en lui faisant craindre de perdre son bonus. Elle garantit aussi qu'un conducteur malussé ne puisse pas « fuir » son coefficient en changeant de contrat.

Faut-il déclarer tous les sinistres pour limiter la durée du malus ?

Déclarer un sinistre est une obligation contractuelle. Ne pas le faire expose à des sanctions pouvant aller jusqu'à la résiliation du contrat pour fausse déclaration. La question pertinente n'est pas « faut-il déclarer ? » mais « quand la déclaration est-elle contre-productive ? » Si le montant du sinistre est inférieur ou à peine supérieur à la franchise, et si vous êtes certain qu'aucun tiers impliqué ne fera de déclaration de son côté, prendre en charge les réparations sans déclencher le processus d'indemnisation peut être rationnel. Mais ce calcul comporte un risque : le tiers peut toujours se raviser et déclarer le sinistre ultérieurement, auquel cas votre absence de déclaration sera interprétée comme une tentative de dissimulation.

Fiche pratique

Coefficient CRM de départ1,00 (tout conducteur débute à ce niveau)
Réduction annuelle sans sinistre-5 % : coefficient multiplié par 0,95 à chaque échéance
Majoration accident totalement responsable+25 % : coefficient multiplié par 1,25
Majoration accident 50/50 (responsabilité partagée)+12,5 % : coefficient multiplié par 1,125
Plafond réglementaire du malus3,50 (aucun assureur ne peut dépasser ce seuil)
Bonus maximum0,50 (atteint après 13 années consécutives sans sinistre responsable)
Disparition du malusAprès 2 années consécutives sans sinistre responsable (date de décompte = date de l'accident)
Texte de référenceArticle A. 121-1 du Code des assurances
Outil officielSimulateur bonus-malus sur service-public.fr

Sources

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.

Questions fréquentes sur l'assurance

Quelle est la durée d'un malus ?

Un malus en assurance auto dure jusqu'à ce que deux années consécutives sans sinistre responsable s'écoulent depuis la date de l'accident. La disparition est progressive : le coefficient de réduction-majoration (CRM) diminue de 5 % à chaque échéance annuelle sans sinistre, jusqu'à revenir à 1,00 ou en dessous. Pour un CRM de 1,25, il faut compter environ 5 ans sans sinistre pour repasser sous la barre de 1,00.

Quand le malus disparaît-il ?

Le malus disparaît à l'échéance du contrat qui suit deux années complètes sans sinistre engageant votre responsabilité. Si votre accident date du 10 mars 2024, le malus sera effacé lors de l'échéance annuelle intervenant après le 10 mars 2026, à condition qu'aucun autre sinistre responsable ne soit survenu. Le coefficient poursuit ensuite sa descente annuelle de 5 %.

Comment fonctionne le malus sur un véhicule d'occasion ?

Le malus de type bonus-malus (CRM) est attaché au conducteur, pas au véhicule : il vous accompagne quel que soit le véhicule assuré, neuf ou d'occasion. Le malus CO2 (malus écologique), en revanche, est une taxe à l'achat qui ne concerne que les véhicules neufs ; les véhicules d'occasion en sont en principe exemptés.

Est-il conseillé de changer de voiture tous les 3 ans ?

Changer de voiture n'efface pas votre malus assurance (CRM), qui reste attaché à votre profil de conducteur et sera communiqué au nouvel assureur via le relevé d'informations. Si l'objectif est d'éviter le malus CO2 sur un véhicule neuf, un changement vers un modèle moins émetteur peut être pertinent, mais cela relève d'un calcul financier à réaliser au cas par cas.