
Simulation prévoyance : estimez vos besoins en arrêt de travail, invalidité
Faites une simulation prévoyance fiable : calculez vos indemnités journalières, rente invalidité et capital décès. Guide pratique avec données 2026 et cas

Une simulation prévoyance évalue le complément de revenu nécessaire pour maintenir votre niveau de vie en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. Elle se base sur vos revenus, votre statut et les prestations de votre régime obligatoire. Le calcul utilise des références comme le PASS 2026 (4 005 €).
Réaliser une simulation prévoyance consiste à évaluer le manque à gagner financier en cas d'accident de la vie et à déterminer le niveau de garanties nécessaire pour le combler. Cet exercice permet de chiffrer précisément les indemnités journalières, la rente d'invalidité ou le capital décès qui seraient versés, en complément des prestations de votre régime obligatoire. Loin d'être un simple gadget, cette simulation est l'étape clé pour souscrire un contrat adapté à vos revenus et à votre situation familiale, sans payer pour des garanties superflues ni vous retrouver sous-protégé.
Ce qu'une simulation prévoyance calcule vraiment
Une simulation de prévoyance est un calcul prévisionnel qui estime les prestations financières que vous ou vos proches recevriez en cas d'incapacité de travail, d'invalidité ou de décès. L'objectif est de mesurer l'écart entre les revenus de remplacement versés par votre régime de base (comme la Sécurité sociale) et vos besoins financiers réels pour maintenir votre niveau de vie. Plutôt qu'un simple chiffre, le résultat met en lumière votre vulnérabilité financière et vous guide vers le niveau de couverture adéquat.
L'assurance prévoyance est un contrat qui vise à compenser les pertes de revenus consécutives à un aléa de la vie. Elle intervient en complément des régimes obligatoires, dont les prestations sont souvent plafonnées et insuffisantes pour couvrir l'ensemble des charges d'un foyer. Comprendre le mécanisme de cette protection sociale complémentaire est la première étape pour bien la choisir. Pour une vision d'ensemble, notre guide sur la prévoyance santé : définition et garanties 2026 détaille les fondamentaux.
Les trois risques couverts : incapacité, invalidité, décès
Un contrat de prévoyance couvre trois risques majeurs, dont la définition précise est essentielle pour comprendre la portée de votre simulation :
- L'incapacité de travail : C'est l'impossibilité temporaire d'exercer votre activité professionnelle suite à une maladie ou un accident. La prévoyance verse alors des indemnités journalières (IJ) pour compléter celles de la Sécurité sociale.
- L'invalidité : Elle est reconnue lorsque votre capacité de travail est réduite de façon permanente. La prévoyance verse une rente dont le montant dépend du taux d'invalidité (partielle ou totale) expertisé par le médecin-conseil.
- Le décès : En cas de décès de l'assuré, le contrat prévoit le versement d'un capital ou d'une rente au(x) bénéficiaire(s) désigné(s). Des garanties complémentaires, comme la rente éducation pour les enfants, peuvent aussi être activées.
Ce que le régime obligatoire prend en charge (et ce qu'il ne couvre pas)
Le régime obligatoire de la Sécurité sociale constitue le premier niveau de protection, mais il est limité. En cas d'arrêt de travail, les indemnités journalières de la CPAM s'élèvent à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 1,8 fois le SMIC. En cas d'invalidité, la pension est également plafonnée.
Le rôle d'une simulation est de chiffrer ce que le régime obligatoire ne couvre pas. Par exemple, pour un salaire mensuel brut de 4 500 €, les IJ de la Sécurité Sociale seraient plafonnées, créant une perte de revenu significative. De nombreux contrats de prévoyance utilisent le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PASS) comme référence de calcul, qui s'élève à 4 005 € en 2026 (service-public.fr, 2026) contre 3 925 € en 2025. Une simulation précise montrera le complément nécessaire pour atteindre, par exemple, 80 % ou 90 % de votre revenu net.
Quelles données entrer dans un simulateur de prévoyance ?
Pour obtenir une estimation fiable, un simulateur de prévoyance a besoin de plusieurs informations précises sur votre situation personnelle et professionnelle. Chaque donnée permet d'affiner le calcul de vos besoins et d'ajuster le montant des garanties. Il est crucial de fournir des renseignements exacts pour que le résultat reflète la réalité de votre situation financière.
Les informations les plus courantes sont :
- Votre revenu brut annuel : C'est la base de calcul pour la plupart des indemnités et rentes.
- Votre statut professionnel : Les régimes obligatoires diffèrent grandement entre un salarié du privé, un travailleur non salarié (TNS) ou un fonctionnaire.
- Votre situation familiale : Le nombre d'enfants à charge et la situation de votre conjoint influencent les besoins en cas de décès (capital, rente éducation).
- Votre âge : Il a un impact direct sur le calcul du risque et donc sur le montant des cotisations.
- Le questionnaire médical : Selon le contrat et les montants assurés, un questionnaire de santé peut être requis pour évaluer votre état de santé et ajuster la tarification (service-public.fr, 2026).
Salarié du privé : les paramètres spécifiques
Pour un salarié du secteur privé, le simulateur prendra en compte le maintien de salaire légal ou conventionnel prévu par l'employeur. Il intègre les prestations de la Sécurité sociale (CPAM) pour calculer le complément exact que le contrat de prévoyance devra verser. Il est important de renseigner l'existence d'un contrat de prévoyance collectif obligatoire dans votre entreprise, car ses garanties s'appliqueront en premier lieu. Le simulateur évaluera alors si une surcomplémentaire individuelle est pertinente.
TNS et indépendants : base PASS et revenu déclaré
Les travailleurs non salariés (artisans, commerçants, professions libérales) ont des régimes obligatoires souvent moins protecteurs que celui des salariés, notamment en début d'arrêt de travail. Pour un TNS, la simulation est donc encore plus cruciale. La base de calcul des garanties est fréquemment exprimée en fonction du revenu déclaré ou en multiple du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS). La simulation permet de choisir une base de garantie cohérente avec les revenus réels de l'activité.
Fonctionnaire : participation employeur depuis 2026
Une nouveauté importante concerne les agents de la fonction publique d'État et territoriale. Depuis le 1er janvier 2026, leur employeur public a l'obligation de participer financièrement à leur contrat de prévoyance (service-public.fr, 2026). Cette participation vient réduire le coût de la couverture. Pour les agents de la fonction publique hospitalière, cette obligation entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027 (service-public.fr, 2027). Un simulateur à jour, comme le contrat prévoyance MGEN 2026, doit intégrer cette participation pour estimer le juste reste à charge.
L'essentiel
- Une simulation prévoyance évalue le complément de revenu nécessaire en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès.
- Le calcul se base sur vos revenus, votre statut professionnel et les prestations de votre régime obligatoire.
- Le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PASS) en 2026, fixé à 4 005 €, sert de référence pour de nombreux contrats.
- Les fonctionnaires bénéficient d'une participation employeur à leur prévoyance depuis janvier 2026.
- Comparer un contrat collectif et un contrat individuel est essentiel après avoir simulé vos besoins.
Comment calculer le montant de ma prévoyance : méthode pas à pas
Le calcul du montant de votre prévoyance peut sembler complexe, mais il suit une logique simple : évaluer la perte de revenu et la combler. Pour illustrer la méthode, prenons un cas concret et suivons les étapes de calcul pour chaque risque majeur.
Cas pratique : Sophie, 35 ans, salariée cadre, mariée, 2 enfants. Son salaire brut mensuel est de 3 000 € (soit environ 2 340 € net). Elle souhaite maintenir au moins 90 % de son revenu net en cas d'arrêt de travail.
Calcul des indemnités journalières en arrêt de travail
En cas d'arrêt maladie, la Sécurité sociale verse à Sophie des indemnités journalières (IJ).
- Calcul du salaire journalier de base : (3 000 € x 3 mois) / 91,25 jours = 98,63 €.
- Calcul de l'IJ de la CPAM : 50 % du salaire journalier, soit 49,31 € par jour. Sur un mois de 30 jours, cela représente 1 479,30 €.
- Perte de revenu : 2 340 € (net) - 1 479,30 € = 860,70 €.
- Besoin en prévoyance : Pour atteindre 90 % de son salaire net (2 106 €), la prévoyance devra verser un complément d'au moins 2 106 € - 1 479,30 € = 626,70 € par mois, soit environ 20,89 € par jour.
La simulation permet d'ajuster le pourcentage du salaire à couvrir pour trouver le bon équilibre entre protection et coût. Estimer combien coûte une prévoyance maintien de salaire est l'étape suivante.
Calcul de la rente invalidité selon la catégorie
Si Sophie était reconnue en état d'invalidité de 2ème catégorie (incapacité d'exercer une profession quelconque), la Sécurité sociale lui verserait une pension.
- Pension d'invalidité de la CPAM : Elle est égale à 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, plafonné au PASS de 48 060 € (valeur 2026). Pour Sophie, son salaire annuel est de 36 000 €, donc la pension serait d'environ (36 000 € x 50%) / 12 = 1 500 € par mois.
- Perte de revenu : 2 340 € (net) - 1 500 € = 840 € par mois.
- Besoin en prévoyance : Le contrat de prévoyance devrait lui verser une rente d'invalidité d'au moins 840 € par mois pour maintenir son niveau de vie. De nombreux contrats prévoient un complément pour atteindre 80% ou 90% du dernier salaire d'activité.
Capital décès et rente éducation : comment sont-ils estimés ?
En cas de décès, la simulation estime le capital nécessaire pour que sa famille puisse faire face aux conséquences financières.
- Capital décès : Il est souvent fixé comme un multiple du salaire annuel brut. Par exemple, si Sophie choisit une garantie de 3 fois son salaire annuel, le capital versé à ses proches serait de 3 x 36 000 € = 108 000 €. Ce montant peut être majoré par enfant à charge.
- Rente éducation : C'est une somme versée périodiquement (ex: par trimestre) à chaque enfant pour financer ses études. Le montant est fixé dans le contrat. Par exemple, une rente de 500 € par trimestre et par enfant jusqu'à leurs 25 ans s'ils poursuivent des études. La simulation permet de visualiser l'impact de ces choix sur la sécurité financière de ses enfants.
Simulation prévoyance arrêt maladie : les pièges à éviter
Les simulateurs en ligne sont utiles, mais ils peuvent omettre des détails contractuels qui ont un impact financier majeur en cas de sinistre. Une simulation de prévoyance pour un arrêt maladie qui ne prendrait pas en compte les délais d'attente peut conduire à une mauvaise surprise. L'erreur la plus courante est de se focaliser uniquement sur le montant des indemnités journalières, en oubliant les conditions de leur versement.
Cette omission peut mener à souscrire un contrat qui semble protecteur sur le papier, mais qui se révèle inefficace durant les premières semaines ou les premiers mois d'un arrêt, période où la trésorerie du foyer est la plus tendue. Un contrat sous-dimensionné à cause d'une simulation incomplète peut ainsi laisser un reste à charge important, précisément au moment où l'on a le plus besoin de soutien financier.
Délai de carence et franchise : l'angle mort des simulations
Deux notions sont souvent négligées dans les simulations rapides et sont pourtant fondamentales :
- Le délai de carence : C'est la période au début du contrat durant laquelle les garanties ne s'appliquent pas pour la maladie. Il est souvent de 3 mois. Un arrêt de travail survenant pendant cette période ne sera pas indemnisé.
- La franchise : C'est le nombre de jours au début de chaque arrêt de travail qui ne sont pas indemnisés par le contrat de prévoyance. Une franchise de 30 jours signifie que la prévoyance commencera à verser ses indemnités uniquement à partir du 31ème jour d'arrêt.
L'erreur classique est de choisir un contrat avec une franchise longue (ex: 90 jours) pour réduire la cotisation, sans vérifier si l'on dispose d'une épargne suffisante pour tenir 3 mois sans revenu complémentaire.
Prévoyance collective obligatoire : quand peut-on refuser ?
Pour les salariés, l'adhésion au contrat de prévoyance mis en place par l'entreprise est en principe obligatoire. Cette obligation est souvent issue d'une convention collective nationale (legifrance.gouv.fr, 2026). Cependant, il existe des cas de dispense strictement encadrés par la loi (service-public.fr, 2026).
Vous pouvez notamment refuser d'adhérer si :
- Vous étiez déjà présent dans l'entreprise lors de la mise en place du dispositif.
- Vous êtes déjà couvert par un autre contrat obligatoire (celui de votre conjoint, par exemple).
- Vous êtes en CDD de moins de 12 mois. Une simulation reste pertinente même en cas de contrat collectif, pour évaluer si les garanties de base sont suffisantes ou s'il est nécessaire de souscrire des options ou un contrat individuel en plus.
Prévoyance entreprise vs contrat individuel : que choisir après la simulation ?
Une fois vos besoins estimés grâce à la simulation, la question se pose : faut-il se contenter du contrat de prévoyance de l'entreprise ou souscrire une assurance individuelle ? Chaque option présente des avantages et des inconvénients qu'il convient de peser en fonction de votre situation et de vos attentes. Le contrat collectif offre un tarif négocié et une simplicité d'adhésion, tandis que le contrat individuel permet une personnalisation poussée des garanties.
La prévoyance d'entreprise est souvent une base solide, avec un rapport garanties/prix intéressant du fait de la mutualisation des risques. L'assurance individuelle, elle, agit comme un complément sur-mesure pour couvrir des besoins spécifiques non pris en charge par le contrat collectif, ou pour les travailleurs indépendants qui n'en bénéficient pas.
Tableau comparatif : prévoyance collective vs individuelle
Pour y voir plus clair, voici un tableau récapitulatif des principales différences entre les deux types de contrats.
| Critère | Prévoyance Collective (entreprise) | Prévoyance Individuelle |
|---|---|---|
| Cotisation | Souvent plus faible (mutualisation + participation employeur 50% min.). | Dépend entièrement du profil de l'assuré (âge, état de santé, profession). |
| Adhésion | Obligatoire (sauf cas de dispense), sans questionnaire médical ou simplifié. | Libre, soumise à une sélection médicale (questionnaire, examens). |
| Garanties | Standardisées, définies par la convention collective ou l'entreprise. | Personnalisables, "à la carte" selon les besoins spécifiques. |
| Portabilité | Possible sous conditions à la fin du contrat de travail (dispositif Loi Evin). | Le contrat vous suit tout au long de votre carrière, indépendamment de l'employeur. |
| Fiscalité | Cotisations salariales déductibles du revenu imposable (sous conditions). | Avantages fiscaux pour les TNS (Loi Madelin). |
À noter, l'exonération de la Taxe sur les Conventions d'Assurance (TCAS) a été étendue pour les assurances de groupe souscrites par un employeur public (bofip.impots.gouv.fr, 08/04/2026), rendant ces contrats encore plus attractifs.
Assurance prévoyance comparatif : critères pour affiner son choix
Après une simulation, le choix final doit s'appuyer sur une analyse fine des conditions de chaque contrat. Voici les points à vérifier pour réaliser un comparatif d'assurance prévoyance efficace :
- Les définitions de l'incapacité et de l'invalidité : Vérifiez si l'invalidité est évaluée uniquement sur la capacité à exercer votre profession, ou toute profession.
- Les exclusions de garantie : Certains sports à risque ou affections préexistantes peuvent ne pas être couverts.
- Les plafonds d'indemnisation : Assurez-vous que le montant maximum des rentes ou du capital correspond à vos besoins.
- Les délais de franchise et de carence : Comme vu précédemment, ils sont déterminants.
- La revalorisation des prestations : Le contrat prévoit-il une indexation des rentes sur l'inflation pour maintenir leur pouvoir d'achat dans le temps ?
Un examen attentif de ces critères vous permettra de sélectionner la couverture la plus juste, en adéquation avec les résultats de votre simulation. N'hésitez pas à demander plusieurs devis et à vous faire accompagner par un professionnel.
Sources
- service-public.fr
- service-public.fr
- service-public.fr
- service-public.fr
- service-public.fr
- legifrance.gouv.fr
- bofip.impots.gouv.fr
- service-public.fr
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
Questions fréquentes sur l'assurance
Comment calculer le montant de ma prévoyance ?
Pour calculer le montant de votre prévoyance, vous devez d'abord estimer la perte de revenus en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. Comparez ensuite les indemnités versées par votre régime obligatoire (Sécurité sociale, etc.) à vos charges fixes. La prévoyance doit combler cet écart pour maintenir votre niveau de vie et protéger vos proches.
Comment calculer les indemnités de prévoyance ?
Les indemnités de prévoyance sont généralement calculées en pourcentage de votre salaire de référence (souvent la moyenne des 12 derniers mois bruts). Pour un arrêt de travail, elles complètent les versements de la Sécurité sociale jusqu'à un certain seuil (ex: 80 % du salaire). Pour l'invalidité, la rente dépend du taux d'invalidité reconnu. Le capital décès est souvent un multiple du salaire annuel.
Quel montant pour une prévoyance ?
Le montant idéal pour une prévoyance dépend de votre situation personnelle. Il doit être suffisant pour couvrir vos charges mensuelles (crédits, loyer, pensions) et maintenir le niveau de vie de votre famille après déduction des aides du régime obligatoire. Un professionnel peut vous aider à affiner ce calcul.
Quel est le montant de l'indemnité de prévoyance ?
Le montant de l'indemnité de prévoyance varie selon les garanties souscrites dans votre contrat. En cas d'arrêt de travail, elle complète les indemnités journalières de la CPAM. En cas d'invalidité, elle prend la forme d'une rente mensuelle. En cas de décès, elle est versée sous forme de capital ou de rente au(x) bénéficiaire(s) désigné(s).
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