
Prévoyance Éducation nationale 2026 : le guide du contrat collectif MGEN
Prévoyance Éducation nationale 2026 : contrat collectif MGEN, garanties incapacité, participation employeur à 7 €/mois, adhésion facultative

La prévoyance Éducation nationale 2026 comprend un contrat collectif facultatif opéré par MGEN, entré en vigueur le 1er mai 2026 pour 1,4 million d'agents des trois ministères (Éducation nationale, Enseignement supérieur, Jeunesse et Sports). L'employeur public verse une participation forfaitaire de 7 € par mois. Les garanties couvrent incapacité de travail, invalidité et décès, sans sélection médicale. Seul le volet santé PSC est obligatoire, avec 50 % de prise en charge employeur.
La prévoyance Éducation nationale 2026 distingue deux dispositifs bien différents : un volet santé obligatoire et un volet prévoyance facultatif. Depuis le 1er mai 2026, les quelque 1,4 million d'agents des trois ministères (Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Jeunesse et Sports) peuvent adhérer à un contrat collectif prévoyance géré par MGEN, avec une participation employeur forfaitaire de 7 € par mois, et sans aucune sélection médicale. Ce guide détaille les garanties, les modalités d'adhésion et les différences entre contrat collectif PSC et contrat individuel MGEN.
Comparatif en un coup d'œil
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| Volet PSC | Nature du contrat | Obligatoire ? | Participation employeur | Sélection médicale | Entrée en vigueur |
|---|---|---|---|---|---|
| PSC Santé | Collectif | Oui | 50 % de la cotisation | Non | 1er mai 2026 |
| PSC Prévoyance | Collectif | Non (facultatif) | 7 € / mois | Non | 1er mai 2026 |
La réforme PSC 2026 : deux volets distincts pour les agents de l'Éducation nationale
La réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) pour les agents de la fonction publique d'État entre en application le 1er mai 2026. Elle instaure deux mécanismes radicalement différents dans leur fonctionnement et leur caractère obligatoire.
D'un côté, le volet santé PSC devient obligatoire pour l'ensemble des agents éligibles. L'employeur public prend en charge 50 % de la cotisation (source : education.gouv.fr, janvier 2026). Concrètement, chaque agent doit souscrire une complémentaire santé collective dont la moitié du coût est supportée par l'État.
De l'autre, le volet prévoyance PSC, issu de l'accord interministériel d'octobre 2023, est proposé aux agents sur une base facultative. La participation de l'employeur est ici forfaitaire : 7 € par mois, quel que soit le niveau de garantie ou la situation personnelle de l'agent (source : SE-UNSA, avril 2026).
MGEN a été désigné comme opérateur unique du contrat collectif pour les trois ministères concernés. Cela signifie que tous les agents, qu'ils soient enseignants, personnels administratifs, techniques ou de direction, relèvent du même cadre contractuel.
Cette architecture à deux vitesses : santé obligatoire, prévoyance facultative : est une conséquence directe de la loi de transformation de la fonction publique de 2019. Elle transpose dans le secteur public un mécanisme depuis longtemps en vigueur dans le secteur privé : l'employeur co-finance une couverture collective pour ses agents.
Pourquoi mai 2026 est une date charnière pour les agents
Avant le 1er mai 2026, les agents de l'Éducation nationale ne bénéficiaient d'aucun dispositif collectif de prévoyance financé par l'employeur. Ceux qui souhaitaient une couverture incapacité, invalidité ou décès devaient souscrire un contrat individuel, souvent auprès de MGEN, à leurs frais.
La bascule de mai 2026 change ce paradigme. Pour la première fois, l'État employeur contribue financièrement à une couverture prévoyance collective. Le caractère facultatif de l'adhésion préserve la liberté de choix des agents : ceux qui disposent déjà d'une couverture jugée suffisante peuvent la conserver sans obligation de basculer.
De nombreux acteurs proposent des offres similaires, à l'image des garanties Néoliane Santé et Prévoyance qui peuvent être une solution intéressante.
Ce que dit l'accord interministériel d'octobre 2023
L'accord interministériel d'octobre 2023 constitue le socle juridique du contrat collectif prévoyance. Signé par les organisations syndicales représentatives et les employeurs publics, il définit trois catégories de garanties minimales : l'incapacité temporaire de travail, l'invalidité et le décès.
L'accord prévoit explicitement l'absence de sélection médicale à l'entrée dans le contrat collectif. Cela signifie qu'un agent souffrant d'une pathologie chronique ou d'un antécédent médical lourd ne peut se voir refuser l'adhésion ni subir une surprime. Cette caractéristique constitue un avantage majeur par rapport au marché individuel de la prévoyance, où les questionnaires médicaux sont la norme.
Contrat collectif prévoyance MGEN 2026 : garanties et caractéristiques
Le contrat collectif prévoyance PSC, opéré par MGEN, couvre trois risques majeurs pour les 1,4 million d'agents des ministères de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de la Jeunesse et des Sports (source : SNES-FSU, mai 2026).
Son architecture repose sur un principe simple : des garanties standardisées, sans questionnaire médical, accessibles à tous les agents éligibles sur simple adhésion volontaire. La participation employeur de 7 € par mois vient en déduction de la cotisation totale due par l'agent.
Contrairement au contrat prévoyance MGEN 2026 souscrit à titre individuel, le contrat collectif PSC ne propose pas de modularité : les garanties sont définies au niveau ministériel et s'appliquent uniformément à l'ensemble des agents.
Incapacité de travail, invalidité, décès : ce que couvre le contrat
Le contrat collectif couvre trois risques, conformément à l'accord interministériel d'octobre 2023 :
- Incapacité temporaire de travail : indemnisation complémentaire en cas d'arrêt maladie prolongé, venant s'ajouter aux indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Le décret n° 2026-535 du 25 juin 2026 a récemment modifié les règles de prise en compte de certaines indemnités journalières, ce qui peut avoir un impact indirect sur le calcul des prestations complémentaires (source : legifrance.gouv.fr).
- Invalidité : versement d'une rente ou d'un capital en cas d'inaptitude permanente à exercer sa profession, selon le taux d'invalidité reconnu.
- Décès : versement d'un capital aux bénéficiaires désignés, assorti de garanties annexes comme la rente temporaire d'éducation pour les enfants à charge.
Participation employeur : 7 €/mois, ce que cela représente concrètement (cas pratique chiffré)
Prenons un cas concret : un professeur des écoles, 42 ans, en arrêt maladie pour une durée de 4 mois à compter de septembre 2026.
Sans contrat prévoyance, cet agent perçoit uniquement les indemnités journalières de la Sécurité sociale, plafonnées à 50 % de son traitement indiciaire brut, soit environ 930 € par mois pour un traitement mensuel brut de 1 860 € (hypothèse prudente sur la base d'un indice majoré médian).
Avec le contrat collectif prévoyance, l'agent bénéficie d'une indemnisation complémentaire qui vient combler partiellement la perte de revenus. La participation employeur de 7 € par mois réduit le coût de cette couverture : sur une cotisation totale estimée de l'ordre de 25 à 35 € par mois (ordre de grandeur non confirmé officiellement), le reste à charge pour l'agent serait compris entre 18 et 28 € par mois.
Le gain net en cas de sinistre est significatif : la prévoyance peut porter le taux de remplacement du salaire à 80 % voire 90 % selon les garanties exactes du contrat collectif, contre 50 % avec la seule Sécurité sociale.
Pour comparer les options, n'hésitez pas à consulter notre analyse des garanties Uni Santé Prévoyance avis 2026 afin de trouver la meilleure couverture.
Adhésion facultative : qui peut en bénéficier et à partir de quand
L'adhésion au contrat collectif prévoyance est facultative. Elle est ouverte à tous les agents des trois ministères concernés, qu'ils soient titulaires, contractuels ou stagiaires, dès lors qu'ils sont en position d'activité.
Les agents déjà couverts par un contrat individuel MGEN avec un volet prévoyance intégré (contrat dit « couplé » santé-prévoyance) ont bénéficié d'une période transitoire jusqu'au 1er mai 2026. Passée cette date, le contrat individuel MGEN et le contrat collectif PSC deviennent deux offres totalement distinctes.
La souscription reste ouverte au-delà du 1er mai 2026. Le SNES-FSU a confirmé le 5 mai 2026 que « la souscription au contrat collectif de prévoyance de la PSC se poursuivra au-delà du 1er mai pour les collègues n'ayant pas réussi à adhérer dans les temps ». Cette information est cruciale pour les agents qui craignaient une fermeture définitive des adhésions.
Contrat collectif ou contrat individuel MGEN : quelle différence en 2026 ?
Une confusion fréquente chez les agents consiste à assimiler le contrat collectif PSC et le contrat individuel MGEN. Ces deux offres sont pourtant juridiquement et financièrement distinctes.
Le contrat collectif PSC est négocié au niveau interministériel. Ses garanties sont standardisées, sa tarification est uniforme (participation employeur de 7 €/mois), et l'adhésion se fait sans sélection médicale.
Le contrat individuel MGEN est une offre propre à la mutuelle, distincte du cadre PSC. Il propose des niveaux de garanties modulables et des tarifs qui varient selon l'âge, la situation familiale et les options choisies. L'adhésion peut être soumise à un questionnaire médical selon les garanties souscrites.
Cette distinction est essentielle pour comprendre ce que couvre chaque contrat et éviter de comparer des prestations qui n'ont pas la même nature. Pour une vision d'ensemble des mécanismes de couverture, le guide santé prévoyance 2026 détaille les interactions entre régimes obligatoires et complémentaires.
Le contrat couplé santé-prévoyance MGEN avant le 1er mai 2026
Jusqu'au 1er mai 2026, de nombreux agents de l'Éducation nationale détenaient un contrat MGEN couplé, associant dans un même package une complémentaire santé et une couverture prévoyance (incapacité, invalidité, décès).
Ce contrat couplé appartenait au régime individuel : l'agent le souscrivait à titre personnel, sans participation de l'employeur. Avec l'entrée en vigueur du volet santé obligatoire PSC, la composante santé du contrat couplé fait double emploi avec la nouvelle complémentaire santé collective. MGEN a donc dû dissocier ses offres : les agents conservent leur couverture prévoyance individuelle s'ils le souhaitent, mais la partie santé est remplacée par le contrat collectif obligatoire.
Les adhérents MGEN avec contrat couplé ont continué de bénéficier de leur couverture prévoyance jusqu'au 1er mai 2026, date à laquelle le nouveau cadre PSC est devenu effectif.
Pourquoi opter pour un contrat individuel MGEN en complément
Souscrire un contrat individuel MGEN en complément du contrat collectif PSC peut répondre à plusieurs besoins concrets.
Il est important de bien comprendre les différences entre les contrats, tout comme il est essentiel d'analyser en détail les offres de type Audiens Santé Prévoyance pour une couverture complète.
D'abord, les garanties du contrat collectif sont standardisées et peuvent ne pas correspondre au niveau de couverture souhaité par certains agents : notamment ceux dont le traitement indiciaire est élevé et dont la perte de revenus en cas d'arrêt serait plus importante.
Ensuite, le contrat individuel permet d'ajouter des garanties non prévues dans le cadre collectif, comme une rente éducation majorée ou une couverture spécifique pour les frais d'obsèques. Enfin, un agent qui quitte la fonction publique conserve son contrat individuel, tandis que le contrat collectif PSC cesse avec la perte de la qualité d'agent public.
Pour approfondir les spécificités des garanties prévoyance, le dossier sur la définition et les garanties de la prévoyance santé offre un panorama complet des couvertures existantes.
Tarifs de la prévoyance MGEN 2026 : ce que l'on sait
Les tarifs précis du contrat collectif prévoyance PSC ne sont pas encore publiés par MGEN ni par le ministère. Le seul montant officiellement confirmé est la participation employeur forfaitaire de 7 € par mois (source : SE-UNSA, SNES-FSU, avril-mai 2026).
Cette opacité tarifaire est source d'inquiétude pour de nombreux agents. Plusieurs syndicats, dont le SNES-FSU et le SNUipp-FSU, ont alerté sur la difficulté à obtenir des informations claires concernant la cotisation totale et le reste à charge effectif.
Dans l'attente d'une grille tarifaire officielle, toute estimation doit être formulée avec prudence. Les ordres de grandeur observés sur les contrats individuels prévoyance MGEN existants : de l'ordre de 20 à 50 € par mois selon l'âge et les garanties : ne sont pas transposables au contrat collectif, dont la logique de mutualisation à grande échelle (1,4 million d'agents) permet mécaniquement des tarifs plus bas.
Le plafond mensuel de la Sécurité sociale a été revalorisé au 1er janvier 2026. À titre de contexte réglementaire, le plafond mensuel applicable à Mayotte s'établit à 3 022 €, en hausse de 7,1 % (source : service-public.gouv.fr, actualité A15386). Ce plafond n'a pas d'incidence directe sur les cotisations du contrat PSC, mais il illustre le contexte plus large de revalorisation des paramètres sociaux en 2026.
Simulation prévoyance MGEN 2026 : comment estimer son reste à charge
En l'absence de simulateur officiel dédié au contrat collectif PSC, les agents peuvent estimer leur reste à charge de la façon suivante :
- Prendre connaissance de leur bulletin de salaire de mai ou juin 2026, qui doit faire apparaître la cotisation prévoyance prélevée.
- Identifier la ligne de participation employeur (7 €) et la comparer au montant total de la cotisation.
- Si le prélèvement total est de 30 €, le reste à charge mensuel net est de 23 € (30 - 7).
Les syndicats recommandent de contacter directement MGEN pour obtenir une simulation personnalisée. Le SE-UNSA a mis en place un point d'information dédié sur son site (se-unsa.org) pour accompagner les agents dans cette démarche.
À noter que les outils de simulation en ligne actuellement disponibles chez MGEN concernent généralement les contrats individuels. Ils ne reflètent pas nécessairement les conditions tarifaires du contrat collectif PSC.
Erreur courante : confondre tarif individuel et tarif collectif (et ses conséquences)
L'erreur la plus fréquente chez les agents consiste à chercher le tarif du contrat collectif PSC dans les grilles publiées pour le contrat individuel MGEN. Ces deux produits ont des structures de coût radicalement différentes.
Conséquence concrète : un agent qui compare son devis individuel MGEN (45 €/mois pour une couverture incapacité-invalidité-décès) au contrat collectif en déduit hâtivement que « le contrat collectif coûte 45 € moins 7 € de participation employeur, soit 38 € ». Ce raisonnement est faux. Le tarif du contrat collectif, mutualisé sur 1,4 million d'agents, est structurellement plus bas qu'un tarif individuel.
La confusion inverse existe aussi : certains agents pensent que la participation employeur de 7 € couvre l'intégralité de la cotisation prévoyance. En réalité, ces 7 € constituent un forfait qui s'impute sur une cotisation dont le montant total n'est pas encore connu publiquement.
Dans tous les cas, le bulletin de salaire reste le document de référence : c'est lui qui indique le montant exact prélevé et la ventilation entre part agent et part employeur.
Comment adhérer au contrat collectif prévoyance Éducation nationale en 2026
Le processus d'adhésion au contrat collectif prévoyance PSC se déroule principalement via MGEN, opérateur unique désigné pour les trois ministères.
Les syndicats ont signalé des difficultés d'engorgement dans les semaines précédant le 1er mai 2026 : délais d'attente téléphonique importants, saturation des canaux de contact en ligne. Le SNES-FSU a confirmé que « la souscription se poursuivra au-delà du 1er mai pour les collègues n'ayant pas réussi à adhérer à temps » (source : snes.edu, 5 mai 2026).
Il n'existe donc pas de date butoir opposable aux agents souhaitant adhérer au contrat collectif. La démarche peut être effectuée après la rentrée 2026 sans perdre le bénéfice de la participation employeur.
Une garantie souvent méconnue mérite une attention particulière : la rente temporaire d'éducation. Elle est distincte du capital décès et profite directement aux enfants de l'agent assuré.
Étapes pour adhérer au contrat collectif MGEN prévoyance
Pour adhérer au contrat collectif prévoyance MGEN, les agents doivent suivre les étapes suivantes :
- Vérifier son éligibilité : être agent actif de l'un des trois ministères concernés (Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Jeunesse et Sports), titulaire, stagiaire ou contractuel.
- Se connecter à l'espace MGEN dédié PSC : un portail spécifique a été ouvert pour les adhésions au contrat collectif. L'accès se fait via l'identifiant MGEN existant ou par création de compte.
- Renseigner ses informations personnelles : état civil, situation familiale, coordonnées bancaires pour le prélèvement.
- Désigner les bénéficiaires du capital décès : cette désignation est libre et peut être modifiée ultérieurement.
- Signer électroniquement le bulletin d'adhésion et conserver une copie.
- Vérifier le premier prélèvement sur le bulletin de salaire suivant l'adhésion : la cotisation apparaît en déduction du traitement net, avec la participation employeur de 7 € identifiée distinctement.
Rente temporaire d'éducation : une garantie méconnue à activer
La rente temporaire d'éducation est une prestation versée aux enfants d'un agent décédé, quel que soit le motif du décès (maladie, accident, suicide). Ses conditions sont fixées par le code des pensions civiles et militaires (source : service-public.gouv.fr, fiche F38303) :
- L'enfant peut prétendre à cette rente jusqu'à 17 ans, sans aucune condition.
- De 18 à 26 ans, le versement est conditionné à la poursuite d'études dans un établissement d'enseignement supérieur ou professionnel.
- Le montant de la rente est calculé sur la base du traitement indiciaire de l'agent décédé.
Cette garantie est systématiquement incluse dans les contrats prévoyance des agents publics, mais de nombreux agents ignorent son existence ou ses modalités précises. Il est recommandé de vérifier que les bénéficiaires désignés pour le capital décès coïncident avec les enfants pouvant prétendre à la rente temporaire d'éducation.
Cas particuliers : dispenses d'affiliation et situations spéciales
Certaines situations permettent de solliciter une dispense d'affiliation au contrat collectif prévoyance. Elles sont encadrées strictement :
- Agent déjà couvert par un contrat prévoyance collectif obligatoire via son conjoint (par exemple, un agent dont le conjoint travaille dans le secteur privé et bénéficie d'une couverture famille inclusive).
- Agent en position de détachement, de disponibilité ou de congé parental non rémunéré.
- Agent à temps très partiel dont le traitement est inférieur à un seuil défini par voie réglementaire.
La demande de dispense doit être formulée par écrit auprès de l'administration gestionnaire, généralement dans les trois mois suivant la date d'effet du contrat collectif. L'arrêté du 3 février 2026, publié au JORF du 7 février 2026, précise les modalités administratives de gestion du dispositif PSC (source : legifrance.gouv.fr).
Pour les agents en situation de handicap ou atteints d'une affection de longue durée (ALD), le contrat collectif ne prévoit aucune exclusion ni surprime, conformément au principe d'absence de sélection médicale inscrit dans l'accord interministériel.
PSC santé vs prévoyance : récapitulatif des obligations et options en 2026
Pour clarifier les obligations et options de chaque agent, voici un récapitulatif côte à côte des deux dispositifs entrés en vigueur le 1er mai 2026.
- PSC Santé (obligatoire) : tout agent éligible doit y adhérer. L'État employeur finance 50 % de la cotisation (source : education.gouv.fr). Les garanties sont définies par un cahier des charges ministériel, avec un socle minimal de remboursements. MGEN est l'opérateur pour les trois ministères.
- PSC Prévoyance (facultatif) : l'adhésion est volontaire. L'État employeur verse un forfait mensuel de 7 € par agent (source : SE-UNSA, SNES-FSU). Les garanties couvrent l'incapacité de travail, l'invalidité et le décès, sans questionnaire médical. MGEN est également l'opérateur.
L'articulation entre les deux volets est simple : un agent peut adhérer à la prévoyance sans obligation, indépendamment de son affiliation obligatoire à la santé PSC. Les deux contrats donnent lieu à des prélèvements distincts sur le bulletin de salaire.
Pour les agents qui souhaitent compléter leur couverture au-delà du socle collectif, le contrat prévoyance MGEN 2026 individuel reste une option pertinente, mais son tarif et ses garanties sont sans rapport avec ceux du contrat collectif PSC.
Points clés
- La réforme PSC 2026 comporte deux volets distincts : santé (obligatoire, 50 % employeur) et prévoyance (facultative, 7 €/mois employeur).
- Le contrat collectif prévoyance couvre l'incapacité de travail, l'invalidité et le décès, sans questionnaire médical.
- L'adhésion au contrat collectif prévoyance reste ouverte après le 1er mai 2026.
- La participation employeur de 7 €/mois est un forfait : le reste à charge dépend de la cotisation totale non encore publiée.
- Le contrat collectif PSC et le contrat individuel MGEN sont deux offres distinctes ; un contrat individuel peut compléter le collectif.
Sources
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- snes.edu
- se-unsa.org
Fiche pratique
| 1er mai 2026 : entrée en vigueur des deux volets PSC | Source : education.gouv.fr, SNES-FSU, SE-UNSA |
| Volet Santé PSC : obligatoire, participation employeur à 50 % | Source : education.gouv.fr |
| Volet Prévoyance PSC : facultatif, participation employeur de 7 € / mois | Source : SE-UNSA, SNES-FSU |
| Opérateur : MGEN pour les 3 ministères (EN, ESR, JS) | Source : SNES-FSU, accord interministériel octobre 2023 |
| 1,4 million d'agents concernés | Source : SNES-FSU |
| Garanties : incapacité de travail, invalidité, décès : sans sélection médicale | Source : accord interministériel octobre 2023 |
| Rente temporaire d'éducation : jusqu'à 17 ans sans condition, 18-26 ans si études | Source : service-public.gouv.fr (F38303) |
| Adhésion : reste ouverte après le 1er mai 2026 | Source : SNES-FSU, 5 mai 2026 |
| Fondement juridique : loi de transformation de la fonction publique 2019 | Source : Legifrance |
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
Questions fréquentes sur l'assurance
Est-ce que la prévoyance MGEN sera obligatoire en 2026 ?
Non. La prévoyance MGEN dans le cadre de la PSC (protection sociale complémentaire) est facultative. Seul le volet santé PSC est obligatoire pour tous les agents éligibles depuis le 1er mai 2026. Le volet prévoyance est proposé sur adhésion volontaire, sans sélection médicale, avec une participation employeur de 7 € par mois.
Quels sont les tarifs de la prévoyance pour 2026 ?
Aucune grille tarifaire officielle du contrat collectif prévoyance PSC n'a été publiée à ce jour. Le seul montant confirmé est la participation forfaitaire de l'employeur : 7 € par mois. Le reste à charge pour l'agent dépendra de la cotisation totale du contrat, qui reste à préciser par MGEN et le ministère. Consultez le site officiel de MGEN ou service-public.fr pour les tarifs actualisés.
Quel est le tarif de la prévoyance MGEN pour les enseignants en 2026 ?
Il faut distinguer deux situations. Pour le contrat collectif PSC, seul le montant de la participation employeur est connu : 7 € par mois. Le tarif total n'a pas été communiqué officiellement. Pour le contrat individuel MGEN (hors PSC), les tarifs dépendent de l'âge, de la situation familiale et du niveau de garanties choisi. Ces contrats individuels restent disponibles en complément du contrat collectif.
Quel est le tarif de la prévoyance pour les enseignants ?
Le tarif de la prévoyance pour un enseignant varie selon le type de contrat. Dans le cadre du contrat collectif PSC, l'employeur participe à hauteur de 7 € par mois, mais la cotisation totale n'est pas encore publiée. En contrat individuel MGEN, les cotisations sont modulées selon l'âge, les garanties souscrites et la composition du foyer. Une simulation personnalisée est recommandée auprès de MGEN.
Comment adhérer au contrat collectif prévoyance MGEN en 2026 ?
L'adhésion s'effectue via le site ou les services de MGEN, opérateur désigné pour les trois ministères (Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Jeunesse et Sports). La souscription reste ouverte au-delà du 1er mai 2026 pour les agents n'ayant pas pu adhérer à temps. Des difficultés d'engorgement ont été signalées par les syndicats ; il est conseillé d'anticiper les délais de traitement.
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