
Plan Prévoyance CIC : notre avis sur les garanties, tarifs et conditions
Notre avis complet sur le Plan Prévoyance CIC : garanties arrêt maladie, invalidité, décès, tarifs et conditions. Ce que le contrat couvre vraiment avant

Le Plan Prévoyance CIC est un contrat d'assurance prévoyance individuelle distribué par le Crédit Industriel et Commercial. Il protège vos revenus en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès en complément des indemnités versées par la Sécurité sociale. Accessible aussi bien aux salariés qu'aux travailleurs non-salariés, ce contrat modulable mérite un examen attentif avant souscription : sa franchise en jours et ses conditions d'indemnisation cachent des subtilités qui peuvent surprendre au moment du sinistre.
C'est quoi le Plan Prévoyance CIC ?
Distribué dans les agences du Crédit Industriel et Commercial, le Plan Prévoyance CIC est un contrat d'assurance de personnes à adhésion individuelle. Il a pour objet de garantir le versement d'indemnités complémentaires à celles de la Sécurité sociale lorsque l'assuré subit une perte de revenus liée à un arrêt de travail, une invalidité ou un décès.
Contrairement à une mutuelle santé qui rembourse des frais médicaux, ce contrat de prévoyance santé agit sur le maintien du niveau de vie. Il ne couvre pas les dépenses de soins, mais compense la baisse de revenus professionnels.
Deux types de formules coexistent dans la gamme CIC, le Plan Prévoyance pour les particuliers salariés et le Plan Prévoyance Madelin destiné aux travailleurs non-salariés (TNS). Chaque formule propose plusieurs niveaux de garantie, du socle de base à la couverture renforcée. La souscription s'effectue en agence, après un entretien conseil avec un chargé de clientèle.
Prévoyance individuelle vs prévoyance collective CIC : la différence clé
Le Plan Prévoyance CIC est un contrat individuel. L'assuré le souscrit à titre personnel, le conserve indépendamment de son parcours professionnel et en est le propriétaire. Il choisit lui-même ses garanties et ses bénéficiaires.
La prévoyance collective CIC est un tout autre dispositif. Elle est mise en place par une entreprise pour ses salariés dans le cadre d'une convention collective ou d'un accord d'entreprise. Le salarié y adhère automatiquement. Les garanties sont standardisées et la cotisation souvent partagée entre employeur et employé.
Dans les faits, un salarié peut cumuler les deux : la couverture collective de son employeur et un contrat individuel CIC pour renforcer sa protection personnelle. La coordination des indemnités entre ces deux niveaux mérite une analyse précise des conditions générales de chaque contrat.
À qui s'adresse ce contrat ?
Le Plan Prévoyance CIC vise deux profils principaux. Les salariés du secteur privé qui souhaitent un complément aux indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS), souvent jugées insuffisantes pour maintenir leur train de vie en cas d'arrêt prolongé. Et les travailleurs non-salariés : artisans, commerçants, professions libérales : pour qui la couverture sociale de base est encore plus limitée.
Un TNS en arrêt maladie perçoit des IJSS réduites : 21,30 € par jour maximum en 2026 selon le régime général, contre un salarié qui peut toucher jusqu'à 53,33 € par jour (50 % du salaire journalier plafonné à 1,8 SMIC). Le contrat CIC comble cet écart, ce qui en fait un outil central de protection pour les indépendants.
Les garanties du Plan Prévoyance CIC détaillées
Le Plan Prévoyance CIC s'articule autour de trois garanties principales (arrêt de travail, invalidité, décès), auxquelles peut s'ajouter une couverture accidents de la vie en option. Chaque pilier répond à une situation de perte de revenus spécifique et se déclenche sous certaines conditions définies dans les conditions générales du contrat.
L'architecture est classique pour un produit de prévoyance bancaire. Un contrat se distingue d'un autre par ses seuils de déclenchement, ses plafonds d'indemnisation et ses délais de franchise. La lecture attentive des tableaux de garanties est indispensable. Deux assurés ayant souscrit le même produit peuvent avoir des couvertures très différentes selon les options retenues.
Garantie arrêt de travail et maintien de salaire
Cette garantie couvre l'incapacité temporaire de travail (ITT) consécutive à une maladie ou un accident. Elle verse des indemnités journalières complémentaires à celles de la Sécurité sociale, dès que la franchise contractuelle est écoulée.
Concrètement, la Sécurité sociale indemnise à hauteur de 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 1,8 fois le SMIC (soit un salaire mensuel brut plafonné à 3 243,24 € en 2026). Ce montant est complété par le contrat CIC jusqu'à atteindre un pourcentage défini à la souscription, généralement 70 %, 80 % ou 90 % du salaire de référence.
Un point mérite vigilance, car le salaire de référence retenu par le CIC peut différer du salaire brut pris en compte par la Sécurité sociale. Certains contrats se basent sur le salaire net, d'autres sur une assiette forfaitaire. Cette nuance, anodine en apparence, modifie sensiblement le niveau réel d'indemnisation.
Rente invalidité et incapacité permanente
La garantie invalidité se déclenche lorsque l'assuré subit une perte de capacité de travail ou d'autonomie reconnue par la Sécurité sociale. Le taux d'invalidité détermine la catégorie : invalidité de 1re catégorie (taux ≥ 33 %, l'assuré peut encore travailler), 2e catégorie (taux ≥ 66 %, inaptitude totale), 3e catégorie (taux ≥ 66 % avec nécessité d'une tierce personne).
Une rente mensuelle est alors versée par le contrat CIC, dont le montant varie selon la catégorie et le niveau de garantie souscrit. Pour les TNS, le déclenchement peut s'opérer sur des bases contractuelles spécifiques, indépendantes de la reconnaissance Sécurité sociale : c'est un point à vérifier dans les conditions générales.
L'incapacité permanente partielle (IPP) consécutive à un accident est également couverte. Son indemnisation prend la forme d'un capital versé en une fois, calculé en fonction du taux d'IPP retenu par l'expertise médicale.
Garantie décès : capital ou rente pour les proches
La garantie décès du Plan Prévoyance CIC prévoit le versement d'un capital ou d'une rente au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) par l'assuré. Le capital décès de base est modulable : il correspond généralement à un multiple du salaire annuel ou à un forfait choisi à la souscription.
Des majorations peuvent être prévues selon les circonstances du décès : doublement du capital en cas de décès accidentel, par exemple. Cette clause est librement rédigée par l'assuré. Une attention particulière doit être portée à sa formulation, car une clause imprécise peut entraîner des conflits entre ayants droit (service-public.fr, 2026).
En option, le contrat peut inclure une rente éducation pour les enfants à charge ainsi qu'une rente de conjoint survivant et une garantie obsèques. Selon le site economie.gouv.fr, le contrat d'assurance prévoyance avec garantie obsèques permet à l'assuré de cotiser chaque mois pour financer ses funérailles, le capital étant versé au bénéficiaire désigné au moment du décès.
Cas pratique : combien touche-t-on en cas d'arrêt maladie avec le Plan Prévoyance CIC ?
En cas d'arrêt maladie, la question du montant perçu est centrale. Pour y répondre, rien ne vaut une simulation chiffrée. Les montants ci-dessous sont indicatifs et illustrent le mécanisme d'indemnisation à partir des règles connues de la Sécurité sociale et des principes généraux de la prévoyance individuelle. Les conditions exactes du contrat CIC souscrit déterminent le résultat final.
La simulation met en lumière l'effet de la franchise en jours, paramètre souvent négligé à la souscription mais déterminant au moment du sinistre.
Scénario : arrêt maladie de 30 jours pour un salarié
Prenons un cas concret. Un salarié cadre perçoit 4 000 € brut mensuels (environ 3 100 € nets). Victime d'un accident, il est arrêté 30 jours.
La Sécurité sociale applique un délai de carence de 3 jours. L'indemnisation démarre au 4e jour. Le salaire journalier de base est plafonné à 1,8 SMIC, soit 3 243,24 € brut par mois en 2026. L'IJSS brute s'élève à 50 % × (3 243,24 × 3 / 91,25) = 53,33 € par jour. Après prélèvements sociaux (CSG 6,2 % + CRDS 0,5 %), l'IJSS nette est d'environ 49,76 € par jour.
Sur 27 jours indemnisés, les IJSS nettes totalisent environ 1 344 €. Le salarié subit donc une perte de revenus d'environ 1 756 € sur le mois (3 100 € - 1 344 €). C'est là que le contrat CIC entre en jeu, mais sous conditions.
Ce que couvre réellement le maintien de salaire selon la durée d'arrêt
Avec une franchise CIC de 15 jours (option courante), le contrat commence à indemniser à partir du 16e jour. Sur 30 jours d'arrêt, l'assuré perçoit donc 15 jours d'indemnités complémentaires CIC.
Si le contrat prévoit un maintien à 80 % du salaire brut, l'objectif est de porter le revenu à 80 % × 4 000 = 3 200 € par mois. Le CIC verse le complément : 3 200 € - IJSS (1 344 €) = 1 856 € par mois. Sur 15 jours : environ 928 €.
Au total, le salarié touche 1 344 € d'IJSS + 928 € du CIC = 2 272 € pour son mois d'arrêt. C'est mieux que les seules IJSS, mais toujours inférieur aux 3 100 € nets habituels.
Avec une franchise de 30 jours, le constat est radicalement différent : les indemnités CIC ne se déclenchent pas. L'assuré ne perçoit que les 1 344 € d'IJSS. La différence entre une franchise 15 jours et 30 jours représente ici près de 1 000 € sur un seul mois d'arrêt.
Plan Prévoyance CIC tarif : comment est calculée la cotisation ?
Aucune grille tarifaire publique n'est disponible pour le Plan Prévoyance CIC. La cotisation est établie sur devis personnalisé, en agence. Cette absence de transparence tarifaire en ligne est un inconvénient pour qui souhaite comparer rapidement les offres du marché.
Le prix dépend de plusieurs variables d'entrée. Un assuré jeune et non-fumeur exerçant une profession peu exposée aux risques paiera moins qu'un assuré plus âgé ou classé en profession à risque. Les niveaux de garantie et la franchise choisie jouent également un rôle déterminant dans le calcul de la prime.
Les critères qui influencent le prix
Cinq facteurs principaux déterminent le montant de la cotisation mensuelle :
- L'âge à la souscription : plus l'assuré est jeune, plus la prime est basse. Une souscription tardive, après 50 ans, entraîne mécaniquement une surprime.
- La profession et la catégorie socio-professionnelle : un cadre administratif et un artisan du bâtiment ne sont pas tarifés de la même manière.
- Le niveau de garantie retenu : un maintien de salaire à 90 % coûte plus cher qu'à 70 %. De même, le montant du capital décès et l'inclusion de la rente éducation alourdissent la cotisation.
- La franchise en jours : c'est le levier d'ajustement principal. Une franchise à 90 jours abaisse significativement la cotisation par rapport à une franchise à 15 jours.
- Les options souscrites : garantie accidents de la vie, rente de conjoint, doublement capital décès accidentel augmentent le tarif.
Avantage fiscal pour les travailleurs non-salariés (loi Madelin)
Les TNS bénéficient d'un levier fiscal méconnu. Les cotisations versées au titre d'un contrat Madelin (dont fait partie le Plan Prévoyance CIC Madelin) sont déductibles des bénéfices imposables. Cette déduction s'applique dans la limite d'un plafond calculé en fonction du bénéfice imposable et du PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale).
Selon le site impots.gouv.fr, « les cotisations que vous versez au titre d'un contrat Madelin sont déductibles des bénéfices imposables que vous déclarez pour votre activité non salariée ». Cette disposition concerne les artisans, commerçants et professions libérales relevant des BIC ou BNC.
Concrètement, un indépendant imposé à 30 % de taux marginal réduit le coût net de sa cotisation d'environ un tiers. Une prime annuelle de 1 200 € lui revient ainsi à environ 840 € après économie d'impôt, ce qui améliore sensiblement le rapport couverture/prix du contrat.
L'erreur courante à éviter avec le Plan Prévoyance CIC
Souscrire un contrat de prévoyance sans en maîtriser les conditions de déclenchement expose à des déconvenues. Deux pièges reviennent fréquemment dans les retours d'expérience d'assurés, notamment la sous-estimation de l'impact de la franchise en jours et l'oubli de déclarer un changement de situation professionnelle.
Ces deux écueils partagent un point commun. Ils ne se manifestent pas au moment de la souscription, où tout semble simple, mais au moment du sinistre, quand l'assuré découvre que sa couverture n'est pas celle qu'il croyait avoir.
La franchise en jours : le détail qui change tout
La franchise en jours détermine le délai entre le début de l'arrêt de travail et le versement des premières indemnités par le CIC. La franchise est de 15, 30 ou 90 jours selon la formule choisie. La tentation est grande de choisir une franchise longue pour alléger la cotisation.
L'erreur classique consiste à souscrire avec une franchise de 90 jours en pensant qu'un arrêt long est improbable. Survient un accident ou une maladie nécessitant 60 jours d'arrêt. Résultat : aucun versement du CIC, car la franchise n'est pas atteinte. L'assuré ne touche que les IJSS.
Un arrêt de travail de moins de 3 mois est statistiquement bien plus fréquent qu'un arrêt de longue durée. Opter pour une franchise courte (15 jours) coûte plus cher chaque mois, mais garantit une indemnisation dès la deuxième quinzaine d'arrêt. L'arbitrage dépend de l'épargne de précaution dont dispose l'assuré pour absorber la période de franchise.
Changement de situation professionnelle : pensez à mettre à jour votre contrat
Le contrat de prévoyance est souscrit en fonction d'une situation professionnelle déclarée (statut, métier, revenus). Tout changement significatif doit être signalé à l'assureur : passage au statut de TNS, modification de la profession ou variation substantielle des revenus.
Ne pas le faire peut avoir deux conséquences :
- Surprime ou régularisation rétroactive si le nouveau métier est plus risqué que l'ancien, avec un risque de couverture partielle en cas de sinistre non déclaré.
- Surcotisation inutile si les revenus ont baissé et que le niveau de garantie devient disproportionné.
En pratique, un appel à son conseiller CIC une fois par an pour vérifier l'adéquation du contrat à sa situation réelle évite ces désagréments. La plupart des conditions générales prévoient une obligation d'information de l'assuré envers l'assureur sur ces changements.
Plan Prévoyance CIC résiliation : comment sortir du contrat ?
Sortir du Plan Prévoyance CIC obéit aux règles du Code des assurances relatives aux contrats à tacite reconduction. Deux voies principales existent, la résiliation à l'échéance annuelle avec préavis et la résiliation infra-annuelle dans certaines conditions légales.
Les démarches doivent être formalisées par écrit, de préférence en recommandé avec accusé de réception. Le conseiller CIC peut accompagner la procédure, mais l'initiative revient à l'assuré. Pour connaître les motifs de résiliation d'assurance sans frais, plusieurs dispositifs légaux coexistent.
Résiliation à l'échéance : délai de préavis à respecter
Le contrat de prévoyance CIC est reconduit tacitement chaque année à sa date anniversaire. L'assuré peut le résilier en envoyant une lettre de résiliation dans le respect d'un préavis, généralement de un à deux mois avant l'échéance annuelle. Ce délai doit être vérifié dans les conditions particulières du contrat.
Passé ce délai, la résiliation prend effet l'année suivante. Un assuré qui laisse filer la date anniversaire sans agir reste engagé pour 12 mois supplémentaires. D'où l'importance de noter la date d'échéance dans son calendrier dès la souscription.
Résiliation en cours d'année : quand est-ce possible ?
La loi Hamon, applicable aux contrats d'assurance à tacite reconduction, permet la résiliation à tout moment après la première année de souscription. L'assuré n'a pas à attendre l'échéance annuelle : il peut résilier quand il le souhaite, sans frais ni pénalité. Le nouvel assureur peut même se charger des formalités pour son compte.
D'autres cas de résiliation infra-annuelle existent : changement de situation personnelle ou professionnelle impactant le risque couvert, décès de l'assuré ou encore manquement de l'assureur à ses obligations d'information. Le service-public.gouv.fr détaille l'ensemble de ces cas de résiliation pour les contrats d'assurance de personnes.
Le service-public.gouv.fr détaille l'ensemble de ces cas de résiliation de contrat, rejoignant ainsi les informations que vous pourriez trouver si vous vous demandiez comment résilier mutuelle santé.
Avis synthétique : points forts et points faibles du Plan Prévoyance CIC
Le Plan Prévoyance CIC présente les avantages et les limites classiques d'un produit de prévoyance bancaire. Sa distribution en agence avec un interlocuteur identifié plaide en sa faveur, tout comme la modularité des formules. Mais le manque de lisibilité tarifaire en ligne et la complexité des conditions de déclenchement constituent des freins pour qui veut comparer objectivement.
Avant de souscrire, il est utile de consulter notre avis sur GAN Prévoyance ou l'avis complet sur Uni Santé Prévoyance pour disposer de points de comparaison. Un contrat de prévoyance s'étale sur des décennies : le choix mérite un benchmark.
Ce que les avis clients soulignent
Les retours d'assurés consultables sur les plateformes d'avis mettent en avant la qualité de l'accompagnement en agence. Le conseiller CIC joue un rôle central en expliquant les garanties, aidant à calibrer le niveau de couverture et assistant l'assuré en cas de sinistre. Cette proximité est appréciée.
Les critiques portent principalement sur deux points. Le premier porte sur la complexité des conditions générales, jugées denses et peu accessibles au non-spécialiste. Le second concerne le délai de traitement des dossiers de sinistre, parfois qualifié de lent par rapport aux attentes des assurés confrontés à une perte de revenus. Ces retours, par nature partiels, donnent une indication mais ne sauraient constituer une évaluation statistique fiable.
À qui ce contrat convient-il vraiment ?
Le Plan Prévoyance CIC s'adresse en priorité aux clients du CIC qui souhaitent centraliser leurs produits financiers et d'assurance auprès d'un interlocuteur unique. La souscription en agence, après un dialogue avec un conseiller, rassure ceux que les parcours 100 % digitaux rebutent.
Pour les TNS, le contrat CIC Madelin apporte un double bénéfice : une couverture prévoyance adaptée à leur statut et une optimisation fiscale via la déduction des cotisations. En revanche, un assuré qui privilégie la transparence tarifaire et la comparaison en ligne trouvera sans doute des offres plus lisibles chez des assureurs spécialisés accessibles via Internet. L'absence de devis en ligne constitue sur ce plan un désavantage concurrentiel.
Points clés
- Le Plan Prévoyance CIC est un contrat individuel qui complète les indemnités de la Sécurité sociale en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès, pour les salariés comme pour les TNS.
- La franchise en jours (15, 30 ou 90 jours) est le paramètre clé : une franchise longue abaisse la cotisation mais laisse l'assuré sans indemnité CIC sur les arrêts courts, statistiquement les plus fréquents.
- Les cotisations versées par un TNS au titre du contrat Madelin sont déductibles des bénéfices imposables (impots.gouv.fr, 2026), ce qui réduit le coût net d'environ un tiers selon le taux marginal d'imposition.
- La résiliation est possible à l'échéance annuelle avec préavis, ou à tout moment après un an via la loi Hamon, sans frais ni pénalité.
- Comparer le Plan Prévoyance CIC avec d'autres offres du marché (GAN, Uni Santé) reste indispensable : l'absence de grille tarifaire publique rend le benchmark plus difficile.
Sources
Fiche pratique
| Nature du contrat | Assurance prévoyance individuelle (salariés et TNS) |
| Garanties principales | Arrêt de travail (ITT), invalidité (rente), décès (capital ou rente) |
| Options disponibles | Accidents de la vie, rente éducation, rente conjoint, garantie obsèques |
| Franchise (au choix) | 15, 30 ou 90 jours selon la formule retenue |
| Distribution | Exclusivement en agence CIC, pas de souscription 100 % en ligne |
| Résiliation | À l'échéance annuelle (préavis 1-2 mois) ou infra-annuelle (loi Hamon après 1 an) |
| Avantage fiscal TNS | Cotisations Madelin déductibles des bénéfices imposables (impots.gouv.fr, 2026) |
| Sources officielles | impots.gouv.fr, service-public.gouv.fr, economie.gouv.fr, legifrance.gouv.fr |
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
Questions fréquentes sur l'assurance
C'est quoi le plan de prévoyance CIC ?
Le Plan Prévoyance CIC est un contrat d'assurance individuelle distribué par le Crédit Industriel et Commercial. Il verse des indemnités complémentaires à celles de la Sécurité sociale en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. Il existe en version salarié et en version Madelin pour les travailleurs non-salariés, avec des garanties modulables selon le niveau de protection souhaité.
Comment récupérer l'argent d'une prévoyance ?
Pour percevoir les indemnités d'un contrat de prévoyance, l'assuré doit déclarer le sinistre à l'assureur (CIC) dans les délais prévus au contrat, généralement sous 5 à 30 jours ouvrés selon la nature du sinistre. Il fournit les justificatifs médicaux (arrêt de travail, taux d'invalidité reconnu par la Sécurité sociale) ou, en cas de décès, le bénéficiaire désigné contacte l'assureur avec l'acte de décès. Le service-public.gouv.fr (F15269) précise que pour connaître le bénéficiaire d'un contrat d'assurance décès, les proches peuvent interroger l'Agira.
Quels sont les inconvénients du CIC ?
Deux inconvénients principaux ressortent concernant le Plan Prévoyance CIC. D'abord, l'absence de grille tarifaire publique en ligne empêche toute comparaison rapide avec les offres concurrentes : un devis en agence est indispensable. Ensuite, la franchise en jours peut surprendre l'assuré qui ne l'a pas correctement calibrée : avec une franchise à 90 jours, un arrêt de 2 mois ne déclenche aucune indemnité du contrat. Les conditions générales sont par ailleurs denses et exigent une lecture attentive.
Qu'est-ce que le plan prévoyance ?
Un plan prévoyance est un contrat d'assurance de personnes qui protège les revenus de l'assuré face aux aléas de la vie : arrêt de travail pour maladie ou accident, invalidité permanente, décès. Il verse des indemnités journalières, une rente ou un capital, en complément des prestations de la Sécurité sociale. Distribué par les banques ou les assureurs, il s'adresse aux salariés comme aux indépendants. La garantie accidents de la vie couvre les dommages corporels liés à un accident domestique, de loisir ou médical (service-public.gouv.fr, F3077).
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