
Assurance habitation : le guide complet pour comprendre et bien choisir en 2026
Assurance habitation 2026 : garanties obligatoires, tarifs moyens (325 €/an), droits de résiliation et erreurs à éviter. Guide pratique avec sources

L'assurance habitation protège votre logement et vos biens contre les sinistres que vous pourriez subir ou causer à des tiers. Locataire, propriétaire occupant ainsi que copropriétaire, chaque statut répond à des règles différentes. En 2026, le tarif moyen s'établit à 325 euros HT par an (Boursorama, septembre 2025), mais les cotisations devraient grimper de 4 à 8 %. Voici ce qu'il faut savoir pour choisir un contrat adapté sans payer plus que nécessaire.
Ce qu'il faut retenir
- L'assurance habitation est obligatoire pour les locataires (loi du 6 juillet 1989) et les copropriétaires ; fortement recommandée pour tous les autres profils.
- Le tarif moyen en 2026 s'établit à 325 € HT/an, avec des hausses estimées entre 4 et 8 % sous l'effet des sinistres climatiques et de l'inflation des coûts de réparation.
- Sous-évaluer son mobilier expose à la règle proportionnelle : en cas de sinistre, l'indemnisation est réduite au prorata du capital déclaré par rapport au capital réel.
- La loi Hamon permet de résilier son contrat après un an d'engagement, sans frais ni justificatif, le nouvel assureur s'occupant des formalités.
- Le délai de prescription pour agir en justice contre son assureur est de 2 ans à compter de l'événement (service-public.fr).
Ce que couvre réellement une assurance habitation
Un contrat d'assurance habitation, aussi appelé multirisque habitation (MRH), repose sur un socle de garanties communes à tous les assureurs. Ce tronc commun couvre les dommages matériels au logement et au mobilier, ainsi que votre responsabilité vis-à-vis des tiers. La DGCCRF rappelle que les garanties varient d'un contrat à l'autre, comparer les exclusions ainsi que les plafonds reste indispensable avant de souscrire (economie.gouv.fr, 2023).
Les événements couverts incluent l'incendie, les explosions, les dégâts des eaux, le vol, le vandalisme, les catastrophes naturelles et les catastrophes technologiques. Certains contrats ajoutent d'office le bris de glace ou la protection juridique. D'autres les proposent en option. Un point souvent négligé, la garantie « événements climatiques » est intégrée à tout contrat incluant une garantie incendie ou dégâts des eaux (DGCCRF, 2023). Les tempêtes, la grêle et le poids de la neige entrent dans ce cadre. En revanche, les inondations relèvent du régime Cat-Nat, soumis à un arrêté interministériel de reconnaissance.
Avant de signer, vérifiez systématiquement deux éléments, la liste des exclusions de garantie ainsi que le montant des plafonds d'indemnisation. Un contrat premier prix peut cacher une franchise élevée qui rendra le remboursement dérisoire en cas de petit sinistre.
Garanties de base : incendie, dégâts des eaux, catastrophes naturelles
La garantie incendie couvre les dommages causés par le feu, la fumée, l'explosion, l'implosion et la foudre. Elle protège le bâtiment comme le mobilier. C'est le pilier historique de l'assurance habitation.
La garantie dégâts des eaux intervient en cas de fuite, de rupture de canalisation, d'infiltration par la toiture voire de débordement d'un appareil à effet d'eau (lave-linge, lave-vaisselle). Les assureurs distinguent souvent le dégât des eaux « accidentel » du dégât causé par un défaut d'entretien, qui peut être exclu.
Quant à la garantie catastrophes naturelles, elle est obligatoirement incluse dans tout contrat multirisque habitation depuis la loi du 13 juillet 1982. Elle s'active après publication d'un arrêté interministériel au Journal officiel. Le délai de déclaration est alors de 30 jours à compter de cette publication (service-public.fr). Les inondations, coulées de boue, séismes ainsi que mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse entrent dans ce cadre.
Garantie responsabilité civile : vous protéger vis-à-vis des tiers
La garantie responsabilité civile (RC) couvre les dommages corporels, matériels ainsi qu'immatériels que vous, vos enfants voire vos animaux domestiques pourriez causer à un tiers. C'est elle qui intervient si un dégât des eaux depuis votre appartement endommage celui du voisin du dessous, ou si votre enfant blesse un camarade dans l'escalier commun.
Cette garantie est incluse dans tous les contrats multirisques habitation. Pour un locataire, elle constitue le minimum exigé par la loi du 6 juillet 1989. Pour un propriétaire non occupant qui loue son bien, la RC n'est pas incluse dans le contrat habitation classique, il faut souscrire une assurance propriétaire non occupant (PNO), qui intègre une RC spécifique.
Le montant de la garantie RC est généralement illimité pour les dommages corporels. Pour les dommages matériels et immatériels, un plafond s'applique, souvent compris entre 1 ainsi que 15 millions d'euros selon les contrats.
Options à la carte : bris de glace, casse, appareils, vérandas, PNO
Au-delà du socle de base, les assureurs proposent des extensions de garantie pour adapter le contrat à votre logement et à votre mode de vie.
- Bris de glace : couvre les vitres, baies vitrées, doubles vitrages, miroirs fixes ainsi que plaques de cuisson vitrocéramique. Utile pour les grandes surfaces vitrées et les vérandas.
- Vol et vandalisme : incluse dans la plupart des MRH, mais avec des conditions strictes (effraction constatée, dépôt de plainte sous 48 h). Les objets de valeur (bijoux, montres, œuvres d'art) sont souvent plafonnés.
- Casse accidentelle d'appareils : extension qui couvre la casse des équipements électroménagers, téléviseurs, matériel informatique. À distinguer de la panne, qui relève d'une garantie distincte.
- Vérandas et dépendances : les vérandas, abris de jardin et piscines hors-sol nécessitent fréquemment une déclaration spécifique et une extension de garantie. Sans cela, ils peuvent être exclus du contrat de base.
- Assurance PNO (propriétaire non occupant) : contrat spécifique pour un bien mis en location ou vacant. Il couvre la RC du propriétaire et les dommages au bâtiment non couverts par l'assurance du locataire.
Locataire ou propriétaire : qui doit s'assurer ?
L'obligation d'assurance ne s'applique pas de la même manière selon que vous êtes locataire, propriétaire occupant ou copropriétaire. Le Code des assurances, modifié par la loi n°2026-403 du 26 mai 2026, a introduit un nouveau titre consacré à l'assurance habitation (articles L215-1 à L215). Ce texte clarifie le cadre légal sans bouleverser les obligations existantes.
Dans les faits, c'est surtout le statut d'occupation qui détermine ce que vous devez assurer, ainsi qu'à quel niveau de garantie. Confondre les régimes peut coûter cher, un copropriétaire non assuré engage sa responsabilité personnelle en cas de sinistre touchant les parties communes. Un locataire sans assurance s'expose à la résiliation de son bail, voire à devoir indemniser le propriétaire sur ses deniers personnels.
Locataire : une obligation légale sous peine de résiliation du bail
L'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 impose au locataire de s'assurer a minima en responsabilité civile pour les dommages causés au logement et aux voisins. Cette obligation vaut pour les locations vides comme pour les locations meublées (economie.gouv.fr).
En pratique, le propriétaire exige une attestation d'assurance habitation lors de la signature du bail, puis chaque année. Si le locataire ne fournit pas ce justificatif, le bailleur peut engager une procédure de résiliation du bail. Le contrat multirisque habitation locataire standard couvre la RC, les dommages au mobilier personnel et les recours des voisins. Il ne couvre pas le bâtiment lui-même, qui relève de l'assurance du propriétaire.
Pour en savoir plus sur ce document indispensable, consultez notre guide sur obtenir votre attestation d'assurance habitation. En cas de colocation, les règles diffèrent : notre dossier sur l'assurance habitation en colocation détaille les options possibles.
Propriétaire occupant et copropriétaire : ce que dit le Code des assurances
Pour le propriétaire occupant, l'assurance habitation n'est pas obligatoire au sens strict, sauf si le bien est situé en copropriété. Dans ce cas, l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose une assurance responsabilité civile minimale. Mais dans les faits, aucun propriétaire occupant ne se passe d'une multirisque habitation complète, les dommages au bâtiment et au mobilier représentent un risque financier trop lourd à assumer seul.
Le copropriétaire doit justifier d'une assurance RC couvrant les dommages causés aux parties communes et aux autres copropriétaires. Le syndic peut demander une attestation chaque année.
Quant au propriétaire non occupant (PNO), il n'est pas soumis à une obligation légale générale. La souscription d'une assurance PNO reste néanmoins fortement recommandée, elle couvre la RC du propriétaire vis-à-vis du locataire ainsi que des tiers, ainsi que les dommages au bâtiment non pris en charge par l'assurance du locataire. Les banques l'exigent systématiquement lorsqu'un crédit immobilier est en cours.
CAS PRATIQUE : quel budget prévoir selon votre profil en 2026 ?
Prenons un cas concret pour fixer les ordres de grandeur.
Scénario 1 : locataire d'un T2 de 45 m² à Nantes. Contrat multirisque habitation de base avec RC, dégâts des eaux, incendie, vol. Franchise à 150 €. La prime annuelle se situe entre 90 et 140 € HT, soit environ 8 à 12 € par mois. Les offres d'entrée de gamme démarrent autour de 7,75 €/mois chez certains assureurs (Caisse d'Épargne, 2026), mais ces tarifs supposent un logement sans risque particulier et un mobilier déclaré modeste.
Scénario 2 : propriétaire occupant d'une maison de 100 m² en Île-de-France. Contrat MRH complet avec garanties étendues (bris de glace, vol avec objets de valeur, protection juridique). Franchise à 200 €. La prime annuelle avoisine les 300 à 400 € HT, proche de la moyenne nationale de 325 € HT/an (Boursorama, septembre 2025).
Scénario 3 : propriétaire non occupant d'un studio mis en location. Assurance PNO couvrant RC et bâtiment. Prime autour de 120 à 200 € HT/an.
L'écart entre profils peut atteindre un facteur 4. Le comparer permet d'éviter de surpayer un contrat inadapté à sa situation réelle.
Combien coûte une assurance habitation en 2026 ?
Le budget assurance habitation des Français augmente. Après plusieurs années de relative stabilité, les cotisations repartent à la hausse en 2026, tirées par la sinistralité climatique ainsi que l'inflation des coûts de réparation dans le bâtiment. Comprendre d'où viennent ces hausses et comment elles se répercutent sur votre contrat aide à anticiper votre budget réel.
À titre de comparaison, l'assurance auto coûtera en moyenne 563 euros HT par an en 2026 (Boursorama, septembre 2025), soit près du double de l'assurance habitation. Un écart qui s'explique par la fréquence et le coût des sinistres automobiles, supérieurs à ceux du logement.
À titre de comparaison, l'assurance auto coûtera en moyenne 563 euros HT par an en 2026 (Boursorama, septembre 2025), soit près du double de l'assurance habitation.
Tarifs moyens 2026 : les chiffres à connaître
Le tarif moyen de l'assurance habitation en 2026 est estimé à 325 euros HT par an, selon les projections du cabinet Facts & Figures relayées par Boursorama (septembre 2025). Ce chiffre masque de fortes disparités, un locataire en studio paiera trois à quatre fois moins qu'un propriétaire de maison avec dépendances.
Les offres d'appel démarrent à des niveaux très bas : la Caisse d'Épargne communique sur un tarif à partir de 7,75 €/mois (2026) pour son contrat d'entrée de gamme. Mais ce prix correspond à un profil sans risque et à des garanties minimales. Un contrat complet pour une famille avec enfants, couvrant le mobilier, les appareils électroniques, le vol d'objets de valeur et la protection juridique, peut dépasser 500 €/an.
La localisation pèse lourd : un logement en zone inondable ou dans une commune à forte sinistralité (vol, vandalisme) subit une surprime qui peut atteindre 30 à 50 % du tarif de base.
Pourquoi les cotisations augmentent-elles en 2026 ?
Deux moteurs principaux alimentent la hausse des primes en 2026.
D'abord, la sinistralité climatique. Les crues et inondations de l'hiver 2025-2026 ont généré un volume de déclarations sans précédent dans plusieurs départements. Le coût des indemnisations pèse sur les comptes des assureurs et sur le régime Cat-Nat, financé par une surprime obligatoire de 12 % sur les cotisations habitation (Boursorama, février 2026).
Ensuite, l'inflation des coûts de réparation dans le bâtiment : hausse du prix des matériaux, pénurie de main-d'œuvre qualifiée, allongement des délais de reconstruction. Un sinistre dégât des eaux coûte plus cher à réparer en 2026 qu'en 2021, et cette différence se répercute mécaniquement sur les primes.
Résultat : les études de cabinets spécialisés annoncent une hausse de 4 à 7 % des cotisations (Boursorama, octobre 2025), pouvant atteindre 8 % selon d'autres estimations (Boursorama, septembre 2025). Pour approfondir, notre article sur la hausse de l'assurance habitation en 2026 détaille les causes et les perspectives.
Les leviers pour réduire sa prime sans sacrifier ses garanties
Plusieurs actions concrètes permettent de contenir sa cotisation sans rogner sur l'essentiel.
- Augmenter sa franchise : passer d'une franchise de 100 € à 300 € réduit la prime de 10 à 20 %. Ce choix est pertinent si vous disposez d'une épargne de précaution suffisante pour absorber un petit sinistre.
- Regrouper ses contrats : souscrire son assurance auto et habitation chez le même assureur donne droit à des remises de 5 à 15 %.
- Éviter de sur-assurer : déclarez la valeur réelle de votre mobilier, pas davantage. Un plafond de 60 000 € pour un mobilier qui en vaut 30 000 € augmente inutilement la prime.
- Comparer régulièrement : depuis la loi Hamon, changer d'assurance après un an ne coûte rien. Un devis en ligne prend cinq minutes.
- Sécuriser le logement : installer une porte blindée, un système d'alarme ou des détecteurs de fumée peut réduire la surprime vol ou incendie. Certains assureurs accordent des réductions de 5 à 10 % pour ces équipements.
Concrètement, l'un des leviers pour diminuer la prime d'assurance est de regrouper ses contrats, par exemple l'assurance auto et l'assurance habitation chez le même assureur.
Comment lire et comparer les contrats : les pièges à éviter
Comparer deux contrats d'assurance habitation ne se résume pas à regarder le prix. Les écarts de couverture entre un contrat premier prix et une formule complète peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros en cas de sinistre majeur. Trois pièges reviennent constamment dans les dossiers de litiges traités par la DGCCRF : la sous-assurance, les clauses d'exclusion mal comprises et le dépassement du délai de prescription.
Lire un contrat dans le détail prend du temps, mais l'enjeu le justifie. Concentrez-vous sur les exclusions, les plafonds de garantie exprimés en euros, le montant des franchises ainsi que la règle de vétusté appliquée au mobilier.
ERREUR COURANTE : sous-évaluer son mobilier et être sous-assuré
Le piège numéro un de l'assurance habitation : déclarer une valeur de mobilier inférieure à sa valeur réelle. En cas de sinistre total (incendie, explosion), l'assureur applique la règle proportionnelle : il calcule l'indemnisation au prorata du capital déclaré par rapport au capital réel.
Concrètement : vous déclarez 20 000 € de mobilier, mais sa valeur réelle est de 40 000 €. Votre cuisine prend feu, les dégâts matériels s'élèvent à 15 000 €. L'assureur vous indemnisera (20 000 / 40 000) × 15 000 = 7 500 €, et non 15 000 €. Vous supportez la différence.
La parade est simple : faites l'inventaire pièce par pièce de vos meubles, appareils électroménagers, vêtements, livres, matériel informatique et objets de valeur. Additionnez leur valeur de remplacement à neuf. C'est ce montant qu'il faut déclarer, pas une estimation approximative. Actualisez cet inventaire tous les deux ans ou après un achat important.
Franchise, plafonds, vétusté : les clauses qui changent l'indemnisation
Trois mécanismes contractuels déterminent le montant que vous percevrez après un sinistre.
- La franchise : somme restant à votre charge après indemnisation. Une franchise de 150 € sur un dégât des eaux de 800 € signifie que l'assureur verse 650 €. Vérifiez le montant par type de sinistre (vol, dégât des eaux, incendie, bris de glace), car il varie souvent au sein d'un même contrat.
- Les plafonds de garantie : montant maximal d'indemnisation par événement ou par an. Un plafond de 5 000 € pour les objets de valeur peut être vite atteint si vous possédez plusieurs bijoux, montres ou matériel high-tech.
- La vétusté : décote appliquée à l'indemnisation en fonction de l'âge et de l'usure du bien. Un canapé acheté 2 000 € il y a huit ans peut être indemnisé 400 €. Les contrats « valeur à neuf » suppriment cette décote, moyennant une surprime.
Le service-public.fr précise que ces clauses doivent figurer en caractères apparents dans les conditions générales du contrat (F2599, janvier 2026). Si ce n'est pas le cas, contestez.
Délai de prescription de 2 ans : ne laissez pas passer le délai pour déclarer
En assurance habitation, le délai de prescription est de 2 ans à compter de l'événement qui fonde la demande d'indemnisation (service-public.fr, F862). Ce délai s'applique aux actions en justice contre l'assureur, pas à la déclaration de sinistre elle-même, qui doit généralement intervenir sous 5 jours ouvrés (2 jours pour le vol).
Mais la nuance est importante : si votre assureur refuse de vous indemniser et que vous souhaitez contester ce refus devant un tribunal, vous devez engager l'action dans les 2 ans suivant le sinistre. Passé ce délai, votre demande est irrecevable.
Le point de départ peut être repoussé dans certains cas : si l'assureur a reconnu sa dette par écrit, ou si vous n'avez eu connaissance du dommage que plus tard (vice caché, sinistre découvert après une absence prolongée). Mais ces exceptions sont d'interprétation stricte. En pratique, ne tardez jamais à formaliser une réclamation écrite auprès de votre assureur.
Résilier ou changer d'assurance habitation : vos droits en 2026
Changer d'assurance habitation est devenu plus simple ces dernières années. La loi Hamon (loi n°2014-344 du 17 mars 2014) a ouvert la résiliation à tout moment après un an d'engagement. En 2026, de nouvelles facilités entrent en vigueur. Mais « à tout moment » ne signifie pas « sans conditions » : connaître les règles précises évite les mauvaises surprises.
Le cadre général distingue la résiliation à l'échéance annuelle, la résiliation infra-annuelle après un an (loi Hamon) et la résiliation pour motif légitime (changement de situation, déménagement, hausse tarifaire non justifiée). Chaque situation obéit à un formalisme spécifique, détaillé sur economie.gouv.fr.
Résiliation à l'échéance et résiliation infra-annuelle : les règles
La résiliation à l'échéance est le cas le plus simple : vous informez votre assureur au moins un mois avant la date anniversaire du contrat. Un courrier recommandé ou un email avec accusé de réception suffit. L'assureur accuse réception et calcule le remboursement de la portion de prime correspondant à la période non couverte.
Avec la loi Hamon, vous pouvez résilier à tout moment après la première année, sans justificatif ni pénalité. C'est votre nouvel assureur qui se charge des formalités de résiliation de l'ancien contrat. Cette disposition concerne tous les contrats d'assurance habitation, auto et affinitaires.
Cette disposition concerne tous les contrats d'assurance habitation, auto et affinitaires. Pour en savoir plus sur les démarches à suivre, consultez notre guide sur la façon de changer d'assurance auto.
Pour les motifs légitimes de résiliation sans attendre l'échéance, notre guide sur les motifs de résiliation sans frais en 2026 dresse la liste complète des cas reconnus : déménagement, changement de situation matrimoniale, retraite, hausse de tarif non justifiée, entre autres.
Ce qui change à partir du 19 juin 2026 pour résilier son contrat
À partir du 19 juin 2026, de nouvelles dispositions s'appliquent à la résiliation des contrats d'assurance, selon les informations publiées sur economie.gouv.fr. Le gouvernement a étendu la faculté de résiliation infra-annuelle à de nouveaux cas et simplifié les procédures de notification.
Les assureurs devront notamment proposer une fonctionnalité de résiliation en ligne, accessible depuis l'espace client, sans exiger de justificatif papier supplémentaire. Cette mesure vise à supprimer les obstacles administratifs qui dissuadaient certains assurés de changer d'assureur.
Concrètement, cela signifie qu'à partir de cette date, résilier son contrat deviendra aussi simple que le souscrire : quelques clics sur le site de l'assureur ou du nouveau prestataire suffiront. Le remboursement du solde de prime devra intervenir sous 30 jours. Une avancée notable pour le pouvoir d'achat des ménages, qui pourront faire jouer la concurrence sans formalités lourdes.
Fiche pratique
| Tarif moyen 2026 (MRH) | 325 € HT/an (Boursorama, sept. 2025) |
| Hausse estimée 2026 | 4 à 8 % selon les cabinets (Boursorama, 2025) |
| Entrée de gamme locataire | dès 7,75 €/mois (Caisse d'Épargne, 2026) |
| Délai de prescription | 2 ans à compter de l'événement (service-public.fr) |
| Déclaration sinistre (vol) | 2 jours ouvrés |
| Déclaration sinistre (autre) | 5 jours ouvrés |
| Délai déclaration Cat-Nat | 30 jours après publication de l'arrêté |
| Locataire : obligation | loi du 6 juillet 1989, art. 7 |
| Copropriétaire : obligation | loi du 10 juillet 1965, art. 9-1 |
| Résiliation loi Hamon | après 1 an, sans frais ni motif |
| Nouveauté 19 juin 2026 | résiliation en ligne obligatoire |
| Surprime Cat-Nat | 12 % sur les cotisations MRH |
Sources
- economie.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
Questions fréquentes sur l'assurance
Quel est le tarif moyen d'une assurance habitation ?
Le tarif moyen de l'assurance habitation en 2026 est estimé à 325 euros HT par an, selon les projections du cabinet Facts & Figures relayées par Boursorama (septembre 2025). Ce chiffre masque de fortes disparités selon le profil : un locataire en studio paie entre 90 et 140 € par an, tandis qu'un propriétaire de maison avec garanties étendues peut dépasser 500 € annuels. La localisation, la surface et le niveau de franchise influencent directement la prime.
Quelle est la meilleure assurance pour l'habitation ?
Il n'existe pas de « meilleure » assurance habitation universelle. Le contrat adapté dépend de votre profil (locataire, propriétaire occupant, copropriétaire), de la valeur de votre mobilier, de votre localisation et de vos besoins spécifiques (protection juridique, objets de valeur, dépendances). Comparez les garanties, les franchises et les plafonds d'indemnisation plutôt que le seul prix. La DGCCRF recommande de vérifier systématiquement les exclusions de garantie avant de souscrire (economie.gouv.fr, 2023).
Quelle est l'assurance habitation la moins chère actuellement ?
Certains assureurs comme la Caisse d'Épargne proposent des offres d'entrée de gamme à partir de 7,75 €/mois en 2026. Ces tarifs s'appliquent à des profils sans risque particulier (studio, locataire sans objet de valeur, franchise élevée). Avant de souscrire une offre à bas prix, vérifiez les garanties incluses, le montant des franchises par type de sinistre et les plafonds d'indemnisation : un contrat peu cher peut s'avérer très coûteux en cas de sinistre si les garanties sont insuffisantes.
Puis-je changer mon assurance habitation à tout moment ?
La résiliation « à tout moment » est possible après la première année d'engagement, grâce à la loi Hamon (2014). Votre nouvel assureur se charge des formalités de résiliation de l'ancien contrat. Avant la première échéance annuelle, la résiliation n'est possible que pour un motif légitime (déménagement, changement de situation matrimoniale, retraite, hausse tarifaire injustifiée). À partir du 19 juin 2026, la résiliation en ligne devient obligatoire pour tous les assureurs, sans justificatif papier (economie.gouv.fr).
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