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Assurance jeune conducteur voiture puissante : 1 200
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Assurer une voiture puissante en tant que jeune conducteur : tarifs, règles

Assurance jeune conducteur voiture puissante : de 1 200 à 1 500 €/an en moyenne, mais le prix s'envole avec la puissance. Découvrez pourquoi

Antoine ChevalierAntoine Chevalier 18 min de lecture
Assurance jeune conducteur voiture puissante

Pour un jeune conducteur, une voiture puissante coûte plus cher à assurer sous l'effet de deux facteurs cumulatifs : la surprime légale appliquée aux trois premières années de permis (jusqu'à 100 % la première année) et le surcoût lié à la puissance fiscale, la sinistralité des profils inexpérimentés étant statistiquement plus élevée sur les véhicules de forte cylindrée. La Macif recommande de privilégier un véhicule de moins de 6 chevaux fiscaux pour limiter la prime.

Le prix d'une assurance jeune conducteur pour un véhicule standard se situe entre 1 200 et 1 500 € par an (Allianz, juillet 2025). Mais dès que la puissance fiscale grimpe, la prime peut doubler, voire tripler, sous l'effet conjugué de la surprime légale et de la sinistralité statistique des profils inexpérimentés au volant de moteurs musclés. Ce guide décortique le mécanisme de tarification, donne des repères de prix concrets et propose des leviers actionnables pour contenir la facture sans tomber dans les pièges de la fausse déclaration.

En bref

  • La prime d'assurance d'un jeune conducteur sur véhicule standard se situe entre 1 200 et 1 500 € par an, mais peut doubler avec une puissance fiscale élevée.
  • La Macif recommande un véhicule de moins de 6 CV fiscaux pour limiter la cotisation.
  • La surprime légale (100 %, 50 %, 25 % sur trois ans) se réduit de moitié en cas de conduite accompagnée (AAC).
  • Une fausse déclaration sur le conducteur principal peut entraîner la nullité du contrat et le refus d'indemnisation.
  • Comparer les devis exige d'aligner franchises, plafonds et garanties, pas seulement le prix de la cotisation.

Pourquoi la puissance du véhicule fait-elle grimper la prime d'un jeune conducteur ?

Un jeune conducteur qui choisit une voiture puissante subit un double mécanisme de sur-tarification. Ce n'est pas une simple addition de deux critères défavorables : la surprime légale et le surcoût lié aux chevaux fiscaux se potentialisent, car ils traduisent tous deux un risque aggravé de sinistre coûteux.

Le raisonnement actuariel des assureurs repose sur les données consolidées par l'AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance). Ces statistiques montrent que la fréquence des accidents corporels et le coût moyen des sinistres matériels sont significativement plus élevés chez les conducteurs novices au volant de véhicules puissants. La vitesse d'impact et les dégâts matériels augmentent avec la cylindrée, ce qui alourdit mécaniquement l'indemnisation moyenne par dossier.

Concrètement, un assureur tarifie le risque en croisant deux variables : l'expérience du conducteur et les caractéristiques du véhicule. Quand ces deux variables sont simultanément dégradées, le tarif final n'est pas la somme mais le produit d'un coefficient d'aggravation. C'est ce qui explique qu'un même profil peut voir sa cotisation varier du simple au double entre un véhicule de 4 CV et un modèle de 9 CV fiscaux.

Le profil jeune conducteur vu par les assureurs

Pour les assureurs, un jeune conducteur est un assuré titulaire du permis depuis moins de trois ans, quels que soient son âge et son statut. Durant cette période, le contrat est assorti d'une surprime légale encadrée par le Code des assurances : 100 % de majoration la première année, puis 50 % la deuxième année, et 25 % la troisième année, calculée sur la prime de référence de l'assureur.

Cette surprime n'est pas une sanction : elle reflète un constat statistique. Les accidents impliquant un conducteur novice surviennent plus fréquemment et génèrent des coûts d'indemnisation plus lourds. Le régime de la surprime est obligatoire et s'applique à tout nouveau contrat souscrit par un titulaire de permis récent, sauf si ce dernier a déjà été assuré sans interruption pendant trois ans ou plus sur un autre véhicule.

La puissance fiscale (CV) et son poids dans le calcul de la prime

La puissance fiscale, exprimée en chevaux fiscaux (CV) , est une donnée administrative qui figure sur la carte grise. Elle ne mesure pas directement la puissance réelle du moteur (en kW ou chevaux DIN), mais elle en est corrélée : un véhicule de 9 CV fiscaux développe généralement une puissance réelle supérieure à 130 chevaux DIN.

Dans la grille tarifaire des assureurs, chaque tranche de puissance fiscale correspond à une classe de risque. La Macif recommande explicitement aux jeunes conducteurs de privilégier un véhicule de moins de 6 chevaux fiscaux pour limiter la prime. Au-delà de ce seuil, le tarif bondit : les statistiques d'accidentologie montrent que les conducteurs novices au volant de véhicules de puissance élevée présentent un risque de sinistre corporel nettement plus important.

Pourquoi ces deux facteurs se cumulent et ne s'additionnent pas simplement

La surprime jeune conducteur (100 %) s'applique à la prime de référence, laquelle intègre déjà un coefficient de risque lié au véhicule. La prime de référence d'un véhicule de 9 CV fiscaux est intrinsèquement supérieure à celle d'un modèle de 4 CV, car le risque de base est jugé plus élevé par l'assureur.

En prenant un exemple : si la prime de référence est de 400 € pour une citadine de 4 CV et de 700 € pour une compacte sportive de 8 CV, l'application de la surprime de 100 % donne respectivement 800 € et 1 400 €. L'écart n'est pas simplement celui de 400 € vs 700 € : la surprime a multiplié par deux le différentiel, qui passe de 300 € à 600 €. C'est ce mécanisme de multiplication qui rend le choix de la puissance déterminant pour le budget d'un jeune conducteur.

Quel budget prévoir : tarifs réels pour un jeune conducteur en 2025

La fourchette indicative d'une assurance auto jeune conducteur se situe entre 1 200 et 1 500 € par an pour un véhicule peu puissant, selon les données publiées par Allianz (juillet 2025). Ce montant correspond à un profil type titulaire d'un permis récent, assurant une citadine ou une compacte modeste au tiers ou au tiers étendu.

Mais cette fourchette est un point de départ. Elle augmente rapidement dès que le véhicule franchit certains seuils de puissance fiscale, de valeur vénale ou de zone géographique de circulation. Pour un jeune conducteur qui assure une berline de 8 à 10 CV fiscaux, la prime peut atteindre 2 000 à 3 000 € par an, selon les contrats et les assureurs consultés.

La Macif conseille de privilégier un véhicule de moins de 6 chevaux fiscaux pour contenir la cotisation dans des limites acceptables. L'option du permis à 1 € par jour, également proposée par la Macif, facilite le financement du permis mais pas directement celui de l'assurance auto.

Fourchette de prix pour un véhicule peu puissant (moins de 6 CV fiscaux)

Un véhicule de moins de 6 CV fiscaux correspond typiquement à une citadine essence (Renault Clio, Peugeot 208, Citroën C3) ou une petite polyvalente. Dans cette catégorie, un jeune conducteur qui souscrit une assurance au tiers peut espérer une prime annuelle comprise entre 1 200 et 1 500 € (Allianz, juillet 2025).

En passant à une formule tous risques, la cotisation peut grimper de 40 à 60 % supplémentaires pour un même véhicule. Le choix de la formule de garantie est donc le deuxième levier tarifaire après la puissance fiscale. Pour un véhicule de moins de 4 000 € de valeur vénale, une assurance au tiers avec garanties complémentaires (vol, incendie, bris de glace) constitue un compromis à étudier.

Scénario concret : simulation sur deux profils de véhicules

Prenons deux profils comparables : un jeune conducteur de 19 ans, titulaire du permis depuis 6 mois, domicilié en province dans une commune de taille moyenne.

  • Scénario A : Renault Clio V essence, 5 CV fiscaux, valeur vénale 8 000 €. Prime annuelle estimée au tiers étendu : de l'ordre de 1 350 €.
  • Scénario B : Volkswagen Golf GTI essence, 10 CV fiscaux, valeur vénale 18 000 €. Prime annuelle estimée, lorsque l'assureur accepte le risque : de l'ordre de 2 600 à 3 200 €, avec une franchise majorée.

L'écart entre ces deux scénarios illustre le poids combiné de la puissance fiscale et de la valeur vénale. Certains assureurs refusent même de couvrir des véhicules dépassant un certain rapport puissance/poids pour les conducteurs novices, au motif que le risque est jugé excessif au regard de leur politique de souscription.

Ce que recommandent les assureurs pour maîtriser le budget

Au-delà du choix du véhicule, les assureurs orientent les jeunes profils vers plusieurs solutions : la conduite accompagnée (AAC) qui réduit la surprime (50 % la première année au lieu de 100 %, sous conditions), le boîtier télématique qui récompense une conduite mesurée par une réduction de prime, et le statut de conducteur secondaire sur le contrat des parents lorsque l'usage réel le permet.

La Macif mentionne également l'option du permis à 1 € par jour comme dispositif d'accès à la mobilité. Ce prêt à taux zéro, garanti par l'État, facilite le financement du permis de conduire sans impacter directement la prime d'assurance. Pour en savoir plus sur les mécanismes de tarification et les garanties, consultez notre guide sur les garanties et tarifs de l'assurance auto.

Les garanties indispensables vs les options à peser quand on conduit une voiture puissante

Le niveau de couverture ne se choisit pas uniquement en fonction du prix de la prime. Sur un véhicule puissant, la valeur vénale plus élevée, le coût des réparations et le risque de sinistre responsable orientent la réflexion vers des garanties plus larges. Voici les arbitrages à considérer.

La garantie minimale obligatoire est la responsabilité civile (couverture des dommages causés aux tiers). Elle est incluse dans toutes les formules, y compris l'assurance au tiers. Mais sur un véhicule dont la valeur dépasse quelques milliers d'euros, cette seule garantie expose le conducteur à un reste à charge considérable en cas de sinistre responsable avec dommages matériels sur son propre véhicule.

Le choix entre tiers étendu et tous risques dépend de deux variables : la valeur vénale du véhicule et la capacité financière du conducteur à absorber une perte totale. Un jeune conducteur qui finance l'achat de sa voiture à crédit a tout intérêt à vérifier les exigences de l'établissement prêteur, qui impose généralement une couverture tous risques.

Assurance au tiers : suffisante ou risquée sur un véhicule de valeur ?

L'assurance au tiers couvre exclusivement les dommages causés à autrui. Sur un véhicule puissant valant 15 000 € ou plus, un sinistre responsable avec perte totale laisse le conducteur sans indemnisation pour son propre véhicule. La tentation de réduire la prime en choisissant le tiers minimal est compréhensible, mais le risque financier est disproportionné.

Une formule au tiers étendu (tiers + vol + incendie + bris de glace) offre déjà une protection intermédiaire. Pour un véhicule de 6 à 8 CV fiscaux d'une valeur de 6 000 à 10 000 €, c'est souvent le meilleur rapport couverture/prix pour un jeune conducteur.

Tous risques et franchise élevée : le compromis à évaluer

La formule tous risques indemnise les dommages subis par le véhicule assuré, même en l'absence de tiers identifié ou en cas de sinistre responsable. Elle est systématiquement recommandée pour les véhicules de valeur élevée ou récents. Le compromis pour un jeune conducteur consiste à opter pour une franchise élevée (par exemple 800 à 1 200 €) afin de réduire la cotisation annuelle.

Ce choix est pertinent si le conducteur dispose d'une épargne de précaution suffisante pour couvrir la franchise en cas de sinistre. Sans cette capacité, une franchise trop élevée peut rendre la garantie inopérante au moment où elle serait nécessaire.

Garanties spécifiques à ne pas négliger

Sur un véhicule puissant, trois garanties méritent une attention particulière. La protection du conducteur couvre les dommages corporels du conducteur responsable de l'accident, une lacune fréquente des contrats de base. Le bris de glace sans franchise est utile car le coût d'un pare-brise sur un véhicule récent peut dépasser 800 €. Enfin, la garantie valeur agréée (ou valeur à neuf sur les deux premières années) protège contre la décote en cas de sinistre total, un point clé sur un véhicule puissant acheté neuf.

5 leviers concrets pour réduire la prime d'assurance d'un jeune conducteur

Plusieurs dispositifs, reconnus par les assureurs, peuvent réduire significativement la cotisation d'un jeune conducteur, même sur un véhicule relativement puissant. Ces leviers sont cumulables sous réserve de remplir les conditions propres à chacun.

Le plus efficace reste le choix du véhicule lui-même. La Macif fixe un seuil explicite à moins de 6 CV fiscaux pour limiter la prime. Un jeune conducteur qui renonce à un modèle sportif au profit d'une version à motorisation modérée (exemple : une Golf 1.0 TSI 110 ch au lieu d'une GTI 245 ch) peut diviser sa prime par deux tout en conservant le même gabarit de voiture. Pour vous aider à choisir un gabarit adapté, consultez notre comparatif des dimensions de voitures par segment.

Choisir un véhicule moins puissant : l'arbitrage qui change tout

Jouer sur la puissance fiscale est le levier le plus direct. Un véhicule de 4 ou 5 CV fiscaux coûte sensiblement moins cher à assurer qu'un modèle équivalent en gamme mais affichant 7 ou 8 CV. L'arbitrage est concret : entre une version d'entrée de gamme (moteur atmosphérique ou petit turbo) et une version sportive (moteur suralimenté, puissance élevée), la différence de prime peut atteindre 500 à 1 000 € par an.

Ce choix est particulièrement pertinent en première année de surprime (100 % de majoration), car chaque euro économisé sur la prime de référence est multiplié par deux.

La conduite accompagnée (AAC) : un atout tarifaire reconnu

Les conducteurs ayant suivi l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC) bénéficient d'une surprime réduite : 50 % la première année au lieu de 100 %, 25 % la deuxième année au lieu de 50 %, et 12,5 % la troisième année au lieu de 25 %. Cette réduction est prévue par le Code des assurances et s'applique automatiquement sur présentation de l'attestation de fin de formation.

La conduite supervisée (accessible après un échec à l'examen ou dès 18 ans) offre des avantages similaires, mais elle est moins systématiquement valorisée par tous les assureurs. Il est recommandé de le vérifier lors de la demande de devis.

Le contrat avec boîtier télématique (conduite connectée)

Le boîtier télématique, également appelé assurance connectée ou pay how you drive, enregistre les données de conduite (kilométrage, horaires, freinages, accélérations). Les assureurs qui proposent cette option (comme Direct Assurance, dont vous pouvez lire notre avis sur Direct Assurance auto) appliquent une réduction de prime initiale, puis modulent la cotisation en fonction du score de conduite.

Pour un jeune conducteur qui accepte le suivi de ses trajets, la réduction peut atteindre 10 à 30 % selon les contrats. Cette solution est particulièrement adaptée à ceux qui roulent peu ou principalement en journée.

Jouer sur la franchise pour abaisser la cotisation

Augmenter le montant de la franchise est un levier classique pour réduire la prime. En passant d'une franchise de 300 € à une franchise de 800 ou 1 000 €, un jeune conducteur peut obtenir une baisse de cotisation de l'ordre de 10 à 15 % sur une formule tous risques. Cette stratégie suppose de pouvoir mobiliser la somme en cas de sinistre, ce qui n'est pas toujours évident pour un jeune profil.

Attention : cumuler une franchise élevée ET une formule au tiers peut créer un angle mort : le conducteur paie une prime certes plus basse, mais il assume un risque financier quasi total sur son véhicule.

Être conducteur secondaire dans un premier temps

Se déclarer conducteur secondaire sur le contrat des parents : à condition d'avoir un usage réellement occasionnel du véhicule : permet d'éviter la surprime tout en acquérant de l'ancienneté d'assurance. Le relevé d'information sinistres (RIS), délivré chaque année par l'assureur, atteste de cette ancienneté et permettra, lors de la souscription d'un contrat personnel ultérieur, de justifier d'un historique sans sinistre.

Ce dispositif est légal et transparent, à la différence du prêt de volant fictif abordé plus loin.

L'erreur à ne pas commettre : déclarer une voiture puissante comme véhicule secondaire

Face à une prime jugée dissuasive, certains jeunes conducteurs envisagent de déclarer leur véhicule comme secondaire sur le contrat d'un parent, tout en en étant l'utilisateur principal. Cette pratique, qualifiée de prêt de volant fictif ou de fausse déclaration intentionnelle, expose à des conséquences juridiques lourdes.

L'assureur détermine le conducteur principal déclaré en fonction de l'usage réel du véhicule. Si le jeune conducteur est celui qui utilise la voiture pour ses trajets quotidiens (domicile-travail, études), il doit être déclaré comme conducteur principal. Toute déclaration contraire constitue une fausse déclaration au sens du Code des assurances.

Le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), consultable par les forces de l'ordre lors d'un contrôle routier, ne mentionne pas le nom du conducteur principal. En revanche, en cas de sinistre, l'assureur diligente une enquête qui identifie rapidement l'utilisateur habituel du véhicule (témoignages, constatations, cohérence des trajets avec l'activité déclarée).

Qu'est-ce que le « prêt de volant fictif » et pourquoi c'est risqué ?

Le prêt de volant fictif consiste à faire assurer le véhicule par un tiers (généralement un parent) en le présentant comme conducteur principal, alors que le jeune conducteur en est l'utilisateur habituel. La prime calculée est alors celle du profil le moins risqué (le parent bénéficiant d'un bonus de 0,50), sans surprime jeune conducteur.

Cette pratique est frauduleuse et aisément détectable par l'assureur en cas de sinistre. Le croisement des données (âge du conducteur impliqué dans l'accident, fréquence d'utilisation, domiciliation) suffit généralement à établir la réalité de l'usage.

Conséquences concrètes en cas de sinistre : ce que prévoit la loi

L'article L113-8 du Code des assurances prévoit la nullité du contrat en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de l'assuré, lorsque cette omission ou inexactitude change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur. La sanction est radicale : le contrat est réputé n'avoir jamais existé.

Concrètement, en cas de sinistre responsable avec dommages corporels, l'assureur peut refuser toute indemnisation. Le jeune conducteur reste personnellement tenu d'indemniser les victimes, ce qui peut représenter des sommes considérables (plusieurs centaines de milliers d'euros en cas de préjudice corporel grave). Les primes déjà versées restent acquises à l'assureur.

Comment comparer les offres et choisir le bon contrat

Comparer des devis d'assurance auto quand on est jeune conducteur ne se résume pas à regarder le prix de la cotisation annuelle. Une comparaison rigoureuse doit aligner plusieurs critères pour identifier les écarts réels de couverture, et pas seulement les différences tarifaires.

Le point de départ est d'obtenir au moins trois devis pour un même niveau de garanties et des franchises identiques. Sans cette homogénéisation préalable, les écarts de prix constatés peuvent simplement refléter des différences de couverture. Les comparateurs en ligne facilitent cette mise en parallèle, à condition de bien renseigner les mêmes hypothèses (franchise, kilométrage annuel, usage, stationnement).

Une fois les devis alignés, l'analyse doit porter sur les plafonds de garantie, les exclusions, le délai de carence éventuel et le service d'assistance (panne 0 km, prêt de véhicule). Ces éléments, rarement mis en avant dans les résultats de comparateur, font la différence au moment du sinistre.

Les critères clés à comparer au-delà du prix

Cinq critères méritent une vérification systématique avant de souscrire. Le plafond de garantie responsabilité civile (souvent illimité, mais à confirmer), le montant et le type de franchise (absolue, relative, par événement), la garantie dommages corporels du conducteur (incluse ou optionnelle), l'assistance panne 0 km (distance de remorquage et durée du véhicule de prêt), et les exclusions de garantie (notamment les exclusions liées à la conduite sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants, qui sont standard mais peuvent varier dans leurs conséquences).

La possibilité de résilier à tout moment après un an d'adhésion, instaurée par la loi relative à la consommation (disposition souvent désignée sous le vocable « résiliation infra-annuelle »), permet de changer d'assureur si une meilleure offre se présente, sans attendre la date d'échéance annuelle.

Comparateurs en ligne : utiles mais à utiliser avec méthode

Les comparateurs en ligne donnent un aperçu rapide des tarifs pratiqués pour un profil donné. Leur intérêt est réel pour un jeune conducteur : ils permettent de tester plusieurs combinaisons (véhicule, formule, franchise) sans multiplier les appels téléphoniques.

Leur limite principale tient à la standardisation des profils. Un jeune conducteur qui assure une voiture de 8 CV fiscaux dans une grande agglomération obtiendra des résultats très variables en comparateur, car tous les assureurs ne sont pas présents sur ces plateformes et les algorithmes de tarification diffèrent sensiblement d'un réseau à l'autre. Il est recommandé de compléter la démarche par des devis directs auprès de deux ou trois assureurs mutualistes ou spécialisés.

Fiche pratique

Surprime jeune conducteur (1ʳᵉ année)100 % de la prime de référence (ou 50 % si conduite accompagnée AAC)
Surprime 2ᵉ année50 % (ou 25 % si AAC)
Surprime 3ᵉ année25 % (ou 12,5 % si AAC)
Seuil de puissance fiscale recommandéMoins de 6 CV (Macif)
Prime indicative (véhicule standard)1 200 à 1 500 €/an (Allianz, juil. 2025)
Résiliation infra-annuellePossible à tout moment après 1 an d'adhésion (loi consommation)
Nullité pour fausse déclarationArticle L113-8 du Code des assurances

Sources

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.

Questions fréquentes sur l'assurance

Pourquoi une voiture puissante coûte-t-elle plus cher à assurer pour un jeune conducteur ?

Une voiture puissante coûte plus cher à assurer pour un jeune conducteur parce que les statistiques d'accidentologie montrent une sinistralité plus élevée et des coûts d'indemnisation plus lourds chez les conducteurs novices au volant de véhicules de forte cylindrée. Ce surcoût se cumule avec la surprime légale obligatoire (100 % la première année), qui s'applique à la prime de référence, elle-même déjà majorée en fonction de la puissance fiscale du véhicule.

Quel est le prix moyen d'une assurance auto pour un jeune conducteur en 2025 ?

La fourchette indicative est de 1 200 à 1 500 € par an pour un véhicule peu puissant, selon les données publiées par Allianz (juillet 2025). Cette fourchette augmente rapidement avec la puissance fiscale : pour un véhicule de 8 à 10 CV fiscaux, la prime peut atteindre 2 000 à 3 000 € par an, selon les contrats et les assureurs.

À partir de combien de chevaux fiscaux la prime augmente-t-elle significativement ?

La Macif recommande de privilégier un véhicule de moins de 6 chevaux fiscaux pour contenir la prime d'assurance d'un jeune conducteur. Au-delà de ce seuil, les tarifs grimpent sensiblement, car les véhicules de 7 CV et plus sont classés dans des tranches de risque supérieures par la plupart des assureurs.

La conduite accompagnée permet-elle vraiment de payer moins cher son assurance ?

Oui. Les conducteurs ayant suivi l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC) bénéficient d'une réduction de la surprime légale : 50 % la première année au lieu de 100 %, 25 % la deuxième année au lieu de 50 %, et 12,5 % la troisième année au lieu de 25 %. Cette réduction est prévue par le Code des assurances et doit être appliquée automatiquement sur présentation de l'attestation de fin de formation.

Peut-on assurer une voiture puissante au tiers quand on est jeune conducteur ?

C'est juridiquement possible, mais financièrement risqué. L'assurance au tiers ne couvre que les dommages causés aux tiers. Si le véhicule puissant a une valeur vénale élevée (10 000 € ou plus), un sinistre responsable avec perte totale laisse le conducteur sans indemnisation pour son propre véhicule. Une formule au tiers étendu (tiers + vol + incendie + bris de glace) constitue un compromis à envisager.

Qu'est-ce que la surprime jeune conducteur et combien de temps dure-t-elle ?

La surprime jeune conducteur est une majoration de la prime d'assurance auto appliquée aux titulaires d'un permis obtenu depuis moins de trois ans. Son taux maximal, fixé par le Code des assurances, est de 100 % la première année, 50 % la deuxième année et 25 % la troisième année. Elle disparaît complètement après trois années d'assurance sans sinistre responsable, sous réserve que le conducteur n'ait pas été résilié pour sinistre.